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Test jeans renforcés : une machine à user ! Test jeans renforcés moto : pas celui-ci ! Test jeans renforcés : les suggestions de Nikolaz

Un problème que ne connaît pas le second type de construction, plus technique. Sur ces modèles, le coton du denim est tissé avec un fil d’une fibre technique, au choix l’aramide, un polyamide (Nylon), du polyester ou encore du polyuréthane. Les avantages sont multiples : l’intégralité du pantalon est renforcée et ils sont plus agréables par temps chaud. Par contre, le tarif est plus élevé.

Homologation CE

Parmi ces modèles, les modèles CE font leur apparition. À l’instar de nos gants, blousons ou bottes, les jeans sont soumis à homologation. Une exigence que les équipementiers français commencent à appliquer. En attestent les deux modèles intégrés à ce dossier (Bering Toma, Overlap Manx). Ces pantalons doivent répondre à une série de tests exigeants (voir encadré p. 75) garantissant à l’utilisateur une protection minimale et plus complète. Bonne nouvelle, la crainte de voir le tarif de ces versions exploser en raison du coût des tests n’est pas fondée.

Point commun entre ces modèles, la présence de protecteurs aux genoux et aux hanches. Si leur présence est utile en cas de chute pour amortir un impact, il faut pouvoir les supporter au quotidien. Leur souplesse, la possibilité d’ajuster leur position en hauteur, mais également la douceur de la poche qui les accueille, celle qui frotte sur le genou, sont autant de points essentiels pour le bien-être. Or, plusieurs modèles incitent à retirer les coques protectrices tant elles sont inconfortables après plusieurs heures.

Crash test en labo

Mais au fait, que valent ces jeans lors d’une chute ? Sont-il plus vraiment plus solides qu’un jean ordinaire ? Pour le savoir, nous avons demandé au CRITT Sports et Loisirs, un laboratoire de certification, d’évaluer la résistance de spécimens puisés parmi ces trois familles.

La lecture des résultats est riche d’enseignements, notamment sur deux points : les temps mesurés avant rupture varient du simple au triple (de 0,66 sec à 1,8 sec, à comparer aux 0,54 sec du jean ordinaire) ; la performance dépend plus de la mise en œuvre que du type de construction (doublage ou tissage). À noter que deux modèles font à peine mieux que le jean acheté chez une grande enseigne de l’habillement.

Les jeans apportent donc une plus–value en termes de protection, mais à quel prix ! Aucun modèle n’est disponible à moins de 150 €, soit le tarif d’un jean classique très haut de gamme. Le jeu en vaut-il la chandelle ? Certainement, même si personne n’est décédé d’une belle pizza aux jambes. Il reste aux équipementiers à améliorer la question du confort pour rendre ces pantalons vraiment passe-partout.

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