Évaluer des pneus prend parfois des aspects étonnants. Exemple avec le test de maniabilité des nouveaux Roadsmart IV organisé par Dunlop sur son circuit de développement situé à Mireval (Hérault). L’objectif de cet atelier est de suivre précisément, au guidon d’une Kawasaki Z900, la bordure de trois cercles de diamètres différents, puis d’enchainer avec un slalom délimité par des plots, le tout à la vitesse faramineuse de… 20 km/h !
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L’exercice semble anodin, et pourtant, il est révélateur du gain en agilité de cette nouvelle référence comparée aux désormais anciens Roadsmart III. Il est de plus intéressant de noter que Dunlop se départi au fil du renouvellement de sa gamme de cette habitude à « faire tomber » ses pneus passé les premiers degrés d’inclinaison. Les Roadsmart IV combinent ainsi agilité et progressivité pour un meilleur confort de conduite.
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Sur route, la Honda NT 1100, mise à disposition pour l’occasion, se balançait sans effort d’un virage à l’autre sur les routes sinueuses des hauteurs de Lodève. La bitume, encore humide des trombes d’eau tombées la veille, et attestant du manque d’entretien des routes (graviers, nids de poule), a validé du bon confort et de la sérénité qu’apportent ces gommes dans ces conditions délicates.


Dunlop Roadsmart IV : évolution notable

Pour atteindre ce résultat, Dunlop a repensé la conception de ces pneus destinés à évoluer sur un large panel de motos (du roadster à la GT) et par tous les temps, de la canicule estivale à aux rigueurs de l’hiver. Améliorer la maniabilité nécessite de retoucher la courbure du profil, mais également l’architecture et les matériaux de la carcasse, ou encore le processus d’assemblage.

Ainsi la carcasse du pneu avant a été renforcée et ses épaules élargies pour améliorer la stabilité sur l’angle. Quant au pneu arrière, toujours bigomme, il est légèrement plus rond, donc progressif. Sa zone de contact avec le sol s’agrandit de 7 % et gagne en homogénéité.

Les rainures n’échappent pas à ces retouches. À l’avant, elles gagnent en continuité et en quantité (+ 5 %). À l’arrière, elles ont perdu leur côté rectiligne pour une ondulation améliorant l’adhérence sur chaussée mouillée (+ 5 %), quelle que soit l’inclinaison, et sont plus nombreuses (+ 22 %) pour mieux évacuer la pluie.
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Des arguments vérifiés sur le circuit « wet » de Mireval, aux guidon de deux Suzuki GSX-S 950 et de deux BMW R1250 R, chacune de ces paires étant équipée de R3 et de R4 à des fins de comparaison. Le coefficient d’adhérence de l’asphalte étant trop élevé pour ressentir immédiatement des différences entre ces deux générations, il a fallu se fier au voyant du contrôle de traction du tableau de bord et constater que ce témoin s’allumait moins fréquemment et moins longtemps avec les Roadsmart IV.


Dunlop Roadsmart IV : dimensions

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L’appellation Roadsmart IV se décline en trois segments : le standard dépourvu de marquage spécifique, SP pour les motos légères (roadsters de moyennes cylindrées) et GT pour les motos les plus lourdes. Avec 8 avant et 16 arrière, Dunlop revendique la gamme la plus large du marché. Seule absence notable, et étonnante, le 110/80 R 19 pour les trails. Explication, ces motos sont considérées comme étant d’ « ancienne génération » par Dunlop qui renvoie vers ses Meridian comme moyen de substitution.

Infos : Roadsmart IV

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