Philippe n’a pas pu refuser : Dom lui prêtait sa moto de si bon cœur... Le voilà lancé dans le rallye moto des Volcans, une première pour lui. Impressions.
Je connaissais déjà le rallye côté assistance par des potes qui y prenaient le plus vif plaisir. Et cet été, je me suis entendu dire : « Vos rallyes là, ça a l’air fun. Pourquoi pas essayer, une fois dans sa vie ? »
Ma petite phrase n’était pas tombée dans l’oreille d’un sourd. Mon ami Dominique Wils, malgré son poignet récemment chiffonné, vient aux Volcans juste pour y retrouver ses collègues-concurrents. Ça donne une idée de l’ambiance de la discipline ! Il me propose sa moto. Cette 600 XLR qu’il possède depuis 83, est toute équipée : éclairage additionnel, dérouleur, etc. Dom l’a même menée à la victoire, catégorie Classique, cette année en Corse.
Démarrage en trombe
Ne trouvant pas d’alibi valable, je me lance. Saluons ici les organisateurs, qui se défoncent pour accueillir les concurrents de dernière minute. Une visite médicale préalable, et la licence à la journée s’obtient sur place.
Le rallye se déroule dans mon département, j’ai fait quelques « recos » les jours précédents sur ma brave 600 XJ de 85 : une classique elle aussi...
Samedi l’épreuve démarre. Il y a beaucoup de choses à gérer. En bon débutant, je me pointe en retard à l’une des boucles et me prends déjà une pénalité ! C’est le métier qui rentre. La première spéciale, très tortueuse, est mouillée. Avec mon Trail et mes reconnaissances, je pointe en milieu du classement scratch. La seconde spéciale est sèche et sacrément plus rapide. Malheur ! Au premier virage sérieux, je déboule quinze bornes plus vite qu’en recos... C’est que la route est maintenant bloquée, on utilise toute sa largeur, comme en circuit. La XLR se pose sèchement sur le cadre, la roue avant s’affole... Chaud ! Ça passe quand même, je commençais à chercher où me répandre en souplesse...

Animaux du monde
La suite s’enchaîne, de liaisons en spéciales, et la fatigue s’installe. J’ai trop donné le jour, et l’étape de nuit arrive : aussi longue, mais bien plus exigeante. Dix heures et 600 km de petites routes plus tard, alternant vigilance en liaisons et gouache en spéciales, je finis sur les roues, après avoir croisé un renard, un chevreuil, un bouquetin, et plein d’autres trucs avec des yeux qui brillent sur les bas-côtés...
Au final, le contrat est rempli : on s’est pas fait bobo, on n’a pas poncé la moto sur le bitume départemental et on a blindé la boîte à souvenirs pour des tas de discussions tard dans la nuit !
Paraît qu’en 2011 y’a d’autres rallyes de prévus. Faut pas trop que j’y pense...
PS : allez-y avec une équipe motivée. Deux accompagnants suffisent, mais des solides : c’est tout aussi dur pour eux. Merci à Dom et Thierry !
Philippe Dakskobler - 08/09/2010
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