Remise à niveau. Après deux ans d’existence, la Shiver revient – légèrement – bonifiée, pour mieux contenir la concurrence sur le segment très disputé des roadsters de moyenne cylindrée. Au menu, une robe moins austère et, surtout, une partie-cycle revue pour plus de rigidité.
| POUR | CONTRE |
|---|---|
| + Esthétique | - Lourdeur du train avant |
| + Moteur vivant | - Aspects pratiques absents |
| + Confort | - Levier d’embrayage ferme |
Roulant en Shiver depuis un an et demi, sur un modèl de 2008, je peu confirmer qu’elle est excitante à piloter, niveau confort à deux, ça va, mais la suspension d’origine manque de débattement et la selle un poil ferme, font qu’après environ 2h de roulage, il est bon de faire une pause(et c’est (...)
Moteur Type bicylindre en V à 90° refroidi par eau, 4T, 2 ACT, 4 soupapes par cylindre ;
Cylindrée (al. x cse) 749,9 cm3 (92 x 56,4 mm) ;
Puissance maxi 95 ch (72 kW) à 9 000 tr/min ;
Couple maxi 8,2 m.kg (81 N.m) à 7 000 tr/min ;
Alim./dépollution injection Ø 54 mm/Euro 3
Transmission
Boîte de vitesses 6 rapports ; transmission par chaîne
Partie-cycle
Frein Av (étrier x pist.) 2 disques Ø 320 mm (4 opp.) ;
Frein Ar (étrier x pist.) 1 disque Ø 245 mm (simple piston) ;
Réservoir (réserve) 16 litres (3) ;
Poids à sec 189 kg, 192 kg avec ABS
Pratique
Coloris gris et rouge, noir et rouge, blanc et noir ; Garantie 2 ans pièces et M.O. ; Prix (tarifs 09/10) 7799 € (8399 € avec ABS)
Toujours joliment dessinée, cette nouvelle mouture conserve les lignes de sa devancière, mais se débarrasse de l’austérité des précédents millésimes (cadre et habillage gris) grâce à de petites touches de couleur. Ainsi, la partie du cadre en treillis tubulaire devient rouge vif et l’habillage s’égaye, à l’image des logos apposés sur des écopes de réservoir. Le carbone fait aussi son apparition, le petit capot entourant le contacteur principal utilisant ce noble matériau. Bref, de petites attentions esthétiques qui renforcent son attrait.
Mais l’essentiel des évolutions se situe au niveau de la partie-cycle. En effet, les ingénieurs ont principalement revu le cadre en alu et le bras oscillant qui sont tous deux mieux cloisonnés afin d’augmenter la rigidité de la machine. La selle, enfin, a été réduite de 7 cm en largeur afin de faciliter l’accès.
La vie à bord demeure agréable grâce au confort de selle et à la position de conduite naturelle, légèrement en appui sur le guidon. L’adhérence précaire sur un parcours sinueux et humide a surtout permis de mettre en exergue la meilleure maîtrise de l’accélérateur « ride by wire » (sans câble) avec un temps de réponse moteur franchement plus rapide, quel que soit le mode utilisé (Rain, Touring ou Sport). Un plus qui se combine à la jolie sonorité du twin.
Au chapitre des suspensions, l’amortisseur arrière Sachs, pioché dans le catalogue des accessoires, est nouveau ; tout comme l’amortissement et l’hydraulique du train avant. Mais l’Aprilia 750 Shiver conserve encore la lourdeur de direction des précédents modèles, surtout lors des évolutions lentes. Une caractéristique qui ne manquera pas d’attirer notre attention lors d’un prochain comparatif.
Verdict. Les quelques retouches esthétiques, le confort revu et le travail effectué sur les suspensions devraient permettre à la Shiver de contenir les assauts de ses rivales directes (Kawasaki Z 750, Triumph 675 Street Triple ou BMW F 800 R), sans avoir à trop rougir. D’autant que sa mécanique inchangée, bien née et au caractère enjoué, demeure parmi les meilleures du moment et que son tarif relativement bien placé – 7 799 euros sans ABS, 8 399 euros avec – sont de réels atouts.
Jean-Luc Danglades - 31/08/2010
Pour les 20 ans de la CBR Fireblade, Honda n’a pas sorti le grand jeu. Seules quelques retouches esthétiques et techniques, histoire de rester dans le coup, mais toujours rien du côté des aides au pilotage. La « lame de feu » s’émousse…
Bien servi… Ce premier maxi-scooter de la firme taïwanaise Sym n’a rien à envier aux ténors du genre. Il ne lui manque qu’une mécanique un poil plus brillante. Appétissant.
Illustre lignée. En 2010, Suzuki ne pouvait se permettre de clôturer l’année de la célébration des 25 ans de la GSX-R sans faire évoluer son « maître-étalon » de 750 cm3. Effet de mode aidant, un millésime plus tard, c’est donc toujours le bon moment pour s’offrir une légende.
Vedette du salon de Paris 1973, la 90 S marque un tournant dans l’histoire des BMW d’après-guerre. Performante, homogène, aussi fiable et polyvalente que l’étaient ses devancières, elle entre dans le cercle fermé de ce que l’on appellera plus tard les Sport-GT.
Boudés en France, les scooters à grandes roues de moyennes cylindrées font un tabac en Italie… Et si c’est avant tout pour le marché transalpin que Peugeot revoit la cylindrée de son scooter racé, les usagers français seraient bien malins d’en profiter.