La Shiver serait une moto à la conception et à la finition sans reproche, si ce n’était sa fourche trop molle et un système de gestion des gaz pour le moins étrange. Dommage pour une machine à 8 400 euros.
| POUR | CONTRE |
|---|---|
| + Conception et réalisation | - Sensation du "ride by wire" |
| + Excellent confort | - Hauteur de selle limite |
| + Choix du bicylindre | - Fourche molle |
Et bien moi, elle me fait bien envie, cette Shiver, la hauteur de selle ne me dérange pas, et pour ce qui est du look, à part Triumph, aujourd’hui les roadsters se ressemblent tous pas mal... Difficile d’avoir un coup de coeur ! J’attends d’autres essais, témoignages d’utilisation etc... avant d’aller (...)
Aprilia 750 Shiver dans le Moto Magazine de juillet-août 2007
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Moteur Type bicylindre en V à 90° refroidi par eau, 4T, 2 ACT, 4 soupapes par cylindre ;
Cylindrée (al. x cse) 749,9 cm3 (92 x 56,4 mm) ;
Puissance maxi 95 ch (72 kW) à 9 000 tr/min ;
Couple maxi 8,2 m.kg (81 N.m) à 7 000 tr/min ;
Alim./dépollution injection Ø 42 mm/Euro 3
Transmission
Boîte de vitesses 6 rapports ; transmission par chaîne
Partie-cycle
Frein Av (étrier x pist.) 2 disques Ø 320 mm (4 opp.) ;
Frein Ar (étrier x pist.) 1 disque Ø 245 mm (simple piston) ;
Réservoir (réserve) 15 litres (n.c.) ;
Poids à sec 189 kg
La qualité de fabrication de la Shiver est rare pour une italienne. Tant sur le plan de la réalisation que sur celui de l’assemblage, la Shiver respire le sérieux. On ne peut qu’en féliciter Aprilia, qui impose un nouveau standard.
La selle est accueillante, plate, large, mais un peu haute. Le guidon anodisé tombe naturellement sous les mains et les repose-pieds recouverts de caoutchouc dont la position ne « casse » pas les genoux. L’ergonomie et le confort de la position de conduite sont sans reproche. L’embrayage dur et le rayon de braquage limité deviennent rapidement pénibles en ville.
Le nouvel accélérateur électronique (non plus à câble) « ride by wire » demande un temps d’adaptation pour rouler en souplesse. La connexion poignée de gaz-roue arrière est constamment en décalage : c’est l’électronique qui décide ! Aussi, lorsque l’on tourne la poignée, le couple arrive toujours trop tard, puis d’un coup, en force ! Pas plaisant du tout ! Il est difficile de juger du tempérament du twin, souple au demeurant, tant il se trouve tributaire de ce surprenant système. Il est urgent que les ingénieurs se penchent sérieusement sur ce problème.
C’est d’autant plus regrettable que la partie-cycle est joueuse et incite à prendre du plaisir sans trop de retenue. Malgré une fourche trop souple, le comportement de la Shiver se montre dans la bonne moyenne. Facile à placer sur l’angle, stable sur sa trajectoire et peu sensible à la prise de frein en entrée de courbe, elle autorise une conduite rapide. La puissance du frein avant met à mal pneumatique et fourche lors des freinages de trappeurs.
Axel Mellerin - 11/07/2007
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