Essai

Depuis 1992, la Guzzi 750 Nevada fait le bonheur de quelques irréductibles de la marque. Avec comme points forts un gabarit et un poids contenus, un usage économique et un look custom original. Pour ses 20 ans, elle reçoit le nouveau moteur 750 et quelques retouches esthétiques, histoire d’alléger un style qui commençait à dater.

Les écopes sous le réservoir ont disparu, les coloris sont plus gais, tandis qu’une foule de détails (selle, clignotants, caches latéraux) a été revue. La finition elle aussi a progressé, mais reste à peaufiner (câblage électrique, plastique omniprésent, etc.).

La prise en main reste un moment particulier : si vous mesurez plus de 1,80 m, ce n’est pas la Nevada mais la Nain-vada, vos genoux venant frôler le guidon en manœuvre. Et puis cette position « posé sur la moto » avec les jambes en arrière (contrairement à un custom classique) et les bras écartés demande un temps d’adaptation. Mais, une fois sur la route, le charme Guzzi commence à faire son effet.

Le V-twin d’abord, qui offre couple et allant dans une sonorité évocatrice des « gros moteurs » de la firme. Sans conteste l’atout majeur de cette Nevada ! La partie-cycle ensuite, légère, précise (merci les petits pneus de 100 et de 130 mm), qui permet de se faufiler partout sans effort et qui vous fait dire que les 750 cm3 de la concurrence sont bien trop grosses. Dommage, cependant, que le freinage soit un peu juste. Poigne de fer obligatoire en cas d’urgence !

Verdict. Proposée à 8 499 €, la Classic n’est pas donnée. Pour une centaine d’euros de plus, on peut s’offrir une Harley Sportster 883 Roadster ou Iron, des machines bien mieux finies et tenant mieux la décote. Si l’on veut rester chez Guzzi, les V7 semblent de meilleures affaires. Ce custom Nevada offre toutefois un charme si particulier que l’on peut (presque) lui pardonner ses petits défauts. Mais cela reste un achat passion plus que de raison, c’est dit !

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