Essai Moto Guzzi V7 II Stone : plaisir de rouler

Par Marc Bertrand

10 avril 2015

Année après année, la V7 se bonifie : le millésime 2015 est doté de l’ABS et d’un contrôle de traction pour limiter le patinage de la roue arrière. Pas forcément inutile sur le gras, et en rien contradictoire avec le plaisir de conduire ce vivant V-twin.

Quel plaisir, cette « petite » moto ! Instinctive, maniable, pas grosse, pas lourde, la V7 II renoue avec l’essence même de la motocyclette : deux roues, un moteur, un guidon et basta !

Assistances électroniques La Moto Guzzi V7 II offre néanmoins un ABS et un antipatinage, que certains pourraient juger inutile pour dompter 47,5 ch. Mais qui ne s’est jamais fait surprendre sur une chaussée mouillée, notamment en ville ?

Urbaine La V7 y évolue d’ailleurs avec brio et au feu rouge, les motards hochent la tête en connaisseurs pendant que les automobilistes lèvent le pouce en signe d’admiration… La mode du néoclassique a remis au goût du jour les choses simples où la beauté se révèle sans fard : pas de carénage, pas de faux carters, juste deux cylindres qui jaillissent sous un réservoir en tôle, une selle biplace quasi plate et des compteurs ronds à aiguilles trônant derrière un guidon chromé.

18 pouces L’assise et le centre de gravité placés bas, la relative étroitesse des roues de 18 pouces et le très bon rayon de braquage en font une moto facile à mener, sur laquelle on se sent bien immédiatement.

Caractère Sur route, le plaisir motocycliste est bien là : le bicylindre a du caractère. Il pousse sans brutalité mais avec conviction dès les plus bas régimes, dans une sonorité d’échappement typique de la signature Guzzi.

Rouler loin Le meilleur restant dans le gras du couple, vers 3.200 tours. La V7 pousse à enrouler sans forcer. Et pour se ralentir, elle bénéficie d’un gros frein moteur et de pinces qui font le job, même si la commande arrière pourrait être plus franche. Son comportement homogène, sa transmission par arbre et cardan et sa belle autonomie invitent, à défaut de rouler vite, à rouler loin.

S’il reste des sceptiques, ils devraient assurément goûter à cette V7 II Stone pour retrouver les plaisirs à l’ancienne. Une expérience qui nécessite de débourser, quand même, la rondelette somme de 8.299 €.

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POURCONTRE
+ Moteur sympathique– Compteurs peu lisibles
+ Transmission par cardan– Équipement et finition minimalistes
+ Autonomie– Rétroviseurs peu efficaces