Essai QJMotor SRK 921 2026

Par Nicolas Baudon

11 septembre 2026

La QJMotor SRK 921 est un roadster ambitieux. Puissant, techno, et doté d'une partie cycle haut de gamme, peut-il faire de l'ombre aux références du marché ? Axel et Damien nous expliquent tout.

Les marques chinoises, de plus en plus nombreuses, n’hésitent pas à s’attaquer aux segments les plus porteurs. Avec la SRK 921, QJMotor vise les roadsters sportifs haut de gamme. Axel, l’a intégré dans un comparatif (lire Moto Magazine n°431) face à des références : Kawasaki Z900, MV Agusta Brutale 800, Ducati Monster et Triumph Trident 800. Le verdict est nuancé mais révélateur : cette machine impressionne, mais n’a pas encore comblé l’écart avec les constructeurs historiques.

Un moteur au caractère explosif

Le cœur de la SRK 921 est un quatre-cylindres en ligne de 921 cm³ développant 127,9 chevaux et 93 Nm. Il est dérivé de l’ancien moteur de la MV Agusta Brutale 920, retravaillé par QJMotor. Le constructeur l’a volontairement dégonflé par rapport aux versions plus radicales d’origine, mais le résultat reste tout à fait convaincant pour un usage routier.

Ce qui frappe immédiatement, c’est le son et l’ambiance qu’il dégage. Le moteur gronde, vibre et offre une présence sonore qui rappelle les MV Agusta les plus expressives. Associé à un quickshifter up & down particulièrement efficace, il donne parfois l’impression de piloter une Formule 1 à deux roues, même si les performances restent contenues. Quelques à-coups d’injection à mi-régime viennent toutefois un peu gâcher le plaisir et poussent parfois à rester dans les tours…

Une partie-cycle prometteuse mais perfectible

La QJMotor SRK 921 s’appuie sur des suspensions Marzocchi, marque désormais liée à QJMotor, et un freinage Brembo Stylema. Si la fourche inversée se montre très performante, l’amortisseur arrière apparaît trop ferme, tant en ressort qu’en hydraulique, créant un léger déséquilibre avec l’avant. La finition, elle, est soignée et originale, avec un design plutôt audacieux (chacun jugera).

Un équipement complet, mais un rapport tarif/prestation trop élevé ?

QJMotor a multiplié les équipements pour parfaire sa machine : trois modes de conduite, contrôle de traction, régulateur de vitesse, launch control, écran TFT connecté de 5 pouces et capteurs de pression. On trouve quasiment tout ce que l’on peut « attendre » d’un roadster moderne. Le tableau de bord souffre cependant d’indications un peu trop petites, curieusement moins lisibles que sur d’autres modèles de la marque.

Quant au prix (10 399 €), il place la SRK 921 dans une zone très (trop ?) concurrentielle, notamment face à une Kawasaki Z900 (9 999 €) ou même une Triumph Trident 800 (9 995 €). Elle reste toutefois moins chère qu’une Ducati Monster (12 590 €).

QJMotor SRK 921 2026 : fiche technique

Caractéristique QJMotor SRK 921 2026
Moteur 4-cylindres en ligne, 4T, DOHC, 16 soupapes, refroidissement liquide
Cylindrée 921 cm³ (73 × 55 mm)
Puissance maximale 127,8 CH (94 kW) à 10 000 tr/min
Couple maximal 93 Nm à 8 000 tr/min
Alimentation / Norme Injection électronique Marelli / Euro 5+
Modes de conduite 3 modes (Pluie, Standard, Sport)
Boîte de vitesses 6 rapports + quickshifter double effet
Embrayage Multidisque à bain d’huile
Transmission finale Chaîne
Cadre Treillis tubulaire acier + boucle et platines aluminium
Suspension avant Fourche inversée Marzocchi Ø 50 mm, entièrement réglable
Suspension arrière Amortisseur Marzocchi à bonbonne séparée, entièrement réglable
Freins avant 2 disques Ø 320 mm – étriers radiaux Brembo Stylema 4 pistons
Frein arrière 1 disque Ø 260 mm – étrier Brembo
ABS ABS (non désactivable)
Pneus 120/70 ZR17 – 190/55 ZR17 (Pirelli Diablo Rosso 4)
Réservoir 15 litres
Poids tous pleins faits 217 kg
Hauteur de selle 835 mm
Empattement 1 425 mm
Instrumentation Écran TFT 5″ couleur connecté (Bluetooth, TPMS, régulateur, navigation)
Coloris Noir ou rouge
Garantie 3 ans pièces et main-d’œuvre
Prix 10 399 €

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