Pour 2007, le Dark Dog Moto Tour prend une dimension européenne, en intégrant le tout nouveau FIM International Rally Championship, qui regroupe l’épreuve française, le Belgian Moto Tour et l’Italian Moto Tour.
En cinq ans d’existence, le Moto Tour devenu Dark Dog Tour s’est révélé une formidable aventure humaine et sportive. En cette année 2007, il prend une dimension européenne en s’associant au Belgian Moto Tour et à l’Italian Moto Tour au sein du Championnat international des rallyes FIM (Fédération international de motocyclisme). Les organisateurs espèrent bien donner une portée plus large à ce championnat : « Dans un futur proche, d’autres [pays] nous rejoindrons pour rendre ce nouveau championnat encore plus populaire, encore plus passionnant ! »,…
Le DDT 2008, nous en révions tous de pouvoir le faire, effectivement, les budgets devant être mis en jeux sont énormes. Pour ma part, je suis en pleine recherche de sponsors & partenaires, un rêve de gamins peut être , mais le plaisir d’avoir enfin accès à l’une des compétitions (...)
L’ensemble de nos reportages sur le Moto Tour 2006
Le site du Dark Dog Tour 2007
…se réjouit Eric de Seynes, directeur d’Option Sports Événements, structure organisatrice du Dark Dog Tour.
Des frais de participation encore élevés
La formule de cette année est déjà réjouissante puisqu’elle permettra de valoriser le sport moto dans le monde, à travers une épreuve accessible aux pilotes amateurs. Pour que chacun de ces derniers puisse participer à une manche, au moins, dans son pays, la FIM a créé une licence amateur à moins de 100 €.
Cependant, les pilotes qui voudront participer aux trois épreuves devront avoir les reins solides financièrement. En effet, pour l’engagement au Moto Tour, d’une durée d’une semaine, un team s’en tire en moyenne pour 3000 €, dont 800 € pour l’inscription. Cette année, il faudra y ajouter 590 € de frais d’inscription pour chacune des deux autres épreuves. Un montant sur lequel se greffent les frais annexes (essence, déplacements, etc.), qui se révèlent les plus importants.
En 2004, Cyril Guillemin qui roulait sur une Aprilia RSV 1000 a dû débourser 3000 € « entre l’inscription, les frais d’essence du camion d’assistance, les péages, les consommables (pneus, essence pour la moto). Et encore, j’étais seul avec mon père, explique ce pilote parisien.
Les frais des participants pourraient être réduits si les organisations avaient la possibilité de leur octroyer une aide financière, même réduite, comme cela est le cas pour les teams permanents dans d’autres catégories (Superbike, championnat d’Endurance, etc.). Or, le fonctionnement même du championnat FIM ne le permet pas.
Bientôt des aides aux pilotes ?
« Pour le Moto Tour, ce type d’aide n’existe pas car il n’y a pas de déplacements importants et que le spectacle est gratuit pour les spectateurs », explique Marc Fontan, le créateur du Moto Tour. Même type d’écho de l’organisation belge : « Nous n’avons pas encore décidé de ce point, mais il est très probable qu’il n’y aura pas d’aide pour cette première année, car nous n’avons pas le temps de trouver les sponsors nécessaires. » Il en serait de même du côté des Italiens qui ont envoyé un observateur lors du Moto Tour 2006. Des assistances techniques gratuites, dont les modalités seront connues courant avril, devraient toutefois être mises en place.
Marc Fontan précise tout de même qu’il y aura bien sûr des primes au résultat par épreuve. Ajoutons que d’autres seront attribuées en fonction des résultats cumulés des trois épreuves européennes. Le Moto Tour bénéficiant d’un coefficient de 1,5 en raison de sa longueur et de sa difficulté.
Les 100 ch, toujours les 100 ch !
Dernier regret pour ce championnat, qui s’annonce par ailleurs alléchant : la non harmonisation des règlement des trois épreuves quant à la puissance des machines. En France, loi oblige, elles devront toutes culminer à 106 ch maximum, alors qu’en Belgique et en Italie, les versions « full » seront bien sûr autorisées. Gageons que certains pilotes français possédant peu de moyens se retrouveront pénalisés lors des épreuves belges et italiennes se déroulant sur piste.
En raison du coût de cette épreuve, les vainqueurs de ce Moto Tour "européen" risquent de se compter sur les doigts d’une main.
Grégoire Acerra - 02/03/2007
La 2e édition du Belgian Moto Tour est remportée par le Belge Frédéric Lejeune sur BMW HP2.
Denis Bouan remporte sans réelle surprise la 5e édition du Moto Tour, sur sa Buell XB12S. C’est la deuxième victoire du parisien dans cette épreuve atypique. (+Audio : écoutez-le à notre micro)
Denis Bouan reprend la tête lors de la 9e étape du Moto Tour, du samedi 13 octobre 2007, après une bien belle victoire d’étape.
La 8e étape du Moto Tour se conclut sur un changement de leader : Denis Bouan et sa Buell sont détrônés au profit de Jehan d’Orgeix sur Honda 1000 CBR-R.
La 6e étape du Moto Tour voit de nombreux coups de théâtre se succéder, mais Bouan sur sa Buell XB12 mène toujours les débats en tête.