MotoGP : 2e victoire d’affilée de Mélandri

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Marco Mélandri (N°33) s’est imposé pour la deuxième fois consécutive après le GP de Turquie. Il devient ainsi le leader de l’équipe Gresini Movistar en remplacement de Sete Gibernau qui a beaucoup déçu. Derrière lui Nicky Hayden n’a pas démérité : il figure 3ème au classement mondial !

Marco Mélandri a remporté sa deuxième victoire de la saison, après celle du GP de Turquie, il décroche ainsi brillamment le titre de vice-champion de la catégorie. Il se positionne comme le dauphin de Valentino Rossi, qui est loin d’avoir démérité dans cette dernière épreuve.

Marco Mélandri, deuxième temps des essais, a remporté haut la main la dernière épreuve de la saison du moto GP avec une avance de 97 millièmes sur Nicky Hayden. Ils ne se sont pas quittés d’une semelle durant toute la course à tel point que « j’ai tenté d’aligner des tours rapides pour m’échapper, mais Nicky est parvenu à rester à mon contact. J’ai un moment pensé le laisser prendre le commandement, mais il est si difficile de doubler sur ce tracé que je me suis ravisé », déclare Mélandri.

Les deux pilotes officiels Honda ont marqué de leur empreinte cette dernière épreuve, en effaçant les « vétérans » que sont Max Biaggi, qui a terminé 6e à 47 secondes du leader. Le sort du Romain semble plus que compromis pour l’an prochain, car après s’être répandu en critiques sur sa machine après le GP de Turquie, les responsables du HRC ont juré d’avoir sa peau.

Même Sete Gibernau, qui pouvait prétendre à sa seule victoire de la saison après avoir décroché la pole, a été obligé d’abandonner, suite à une casse moteur. C’est le 7e résultat blanc de l’Espagnol cette année. Le seul à s’illustrer dans ce « combat des chefs » a été Valentino Rossi.

En effet, pointé à la 15ème place des essais après une chute, « Il dottore » ne semblait pas au mieux de sa forme, pour essayer de s’imposer. C’est bien mal connaître le champion du monde de la catégorie, qui apparaît en 8e place dès le premier tour. Au 6e passage, le pilote italien est déjà en 3e position. Il ne la quittera pas et fait tout pour réduire l’écart qui le sépare de ses adversaires. De 5 secondes en début de course il tombe à 2’’9 à la fin des 30 tours de circuit !

Il termine en solo après s’être débarrassé de Carlos Checa qui finit 4e à plus de 18 secondes du leader.

250 : Pedrosa en beauté

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Daniel Pedrosa a remporté la finale de la course des 250 à Valencia, avec l’art et la manière. Il s’est assez facilement débarrassé de son principal adversaire : Joge Lorenzo, l’homme aux sucettes rondes.

La fin de la saison s’est terminée en beauté pour Daniel Pedrosa (Honda N°1), qui monte pour la 8e fois de l’année sur la plus haute marche du podium. L’Espagnol qui avait déjà été titré à Phillip Island, n’avait plus grand chose à prouver, mais il a tenu à finir avec l’art et la manière.

En course, il a dû batailler principalement contre deux adversaires : Hector Barbera (Honda N°80) et son coéquipier Jorge Lorenzo (Honda N°48). Le premier lui souffle le holeshot dans le premier virage après la ligne droite des stands, quant au second, Daniel Pedrosa va croiser le fer avec lui dans la première partie de course.

Mais Barbera n’est pas à la hauteur de ses ambitions et se loupe au freinage dès le deuxième tour. Il laisse le champ libre à son coéquipier Jorge Lorenzo, suivi de près par Daniel Pedrosa.

Les deux hommes vont se livrer à un mano à mano qui dure 9 tours. Le rythme imposé par les deux hommes est tel qu’ils se retrouvent vite seuls en tête avec un groupe de trois pilotes, composé de Stoner, Barbera et de Angelis, qui suit à distance.

Au cap de la mi-course, Daniel Pedrosa passe son adversaire facilement et creuse un écart qui augmente au fil des tours. Au final, le champion du monde franchit la ligne d’arrivée avec plus de trois secondes d’avance sur son ennemi juré. Casey Stoner se contente de la troisième place avec un retard de 14 secondes !

Randy de Puniet termine sa course à la 8e place, soit une position de mieux que sur la grille. Tandis que Sylvain Guintoli pointe en 14e place. Arnaud Vincent s’est accroché avec Alvaro Molina en début de course et finit dans le bac à graviers. Fantic se retirant du GP, le Français a des chances de se retrouver en Mondial Supersports l’an prochain.

125 : Victoire de Kallio, titre pour Luthi

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Mika Kallio (N°36) a gagné la dernière course des 125 avec son coéquipier Gabor Talmacsi (N°14) sur ses talons. Au passage, le Finlandais offre le titre constructeur à KTM, mais le titre lui échappe pour 5 petits points.

La dernière course des 125 a vu la victoire de Mika Kallio (KTM N°36) qui s’est imposé sur le fil avec son coéquipier Gabor Talmacsi (KTM N°14) devant le malchanceux Mattia Pasini (Aprilia N°75). En effet, le pilote finlandais a profité d’une toute petite erreur de Pasini pour arracher la victoire dans le dernier virage en battant le pilote Aprilia de 36 centièmes. Le Hongrois Gabor Talmacsi, qui était dans la roue du Finlandais, profite aussi de la faille pour prendre la deuxième place du podium.

C’est dommage pour Pasini, qui reconnaît avoir fait une erreur : « J’ai fait le mauvais choix de pneus et à partir de la mi-course j’ai dû forcer pour rester en tête. Dans le dernier virage j’ai tenté de croiser la trajectoire de Mika, pour l’empêcher de me passer, et on s’est touché. » Obligé de rendre la main pour éviter la chute, Pasini voit les deux pilotes KTM lui souffler la victoire sous le nez.

Pourtant il n’a pas démérité car il a longtemps disputé le leadership de la course face à Sergio Gadéa, (Aprilia N°33) auteur de la pole, avant que celui-ci ne chute à 7 tours de la fin.

Si la victoire a souri à Mika Kallio, le titre revient à Thomas Luthi avec un petit avantage de 5 points. Le Suisse a fait une course sage en navigant entre la 7e et la 9e place. Avec les 7 points marqués de la 9e place, il offre à son pays un nouveau titre de champion du monde de la catégorie, chose qui n’était pas arrivé depuis le sacre de Luigi Taveri en 1966 !

Aucun pilote français ne termine cette course très exigeante, pour cause de chute. Cependant les observateurs attentifs ont pu noter la belle prestation de Jules Cluzel (N°89), qui a pointé un moment en 13e position et qui menait devant Manuel Poggiali, ancien champion de la catégorie.

Voir le portrait que motomag.com avait dressé de lui, lors du GP de France en mai 2005

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