Châssis hyper réactif, moteur à base de nitroglycérine, la Buell 1125 CR (pour café racer) donne le sentiment de chevaucher un taureau de rodéo !
Sportive transformée en roadster, ses caractéristiques techniques la rendent encore plus singulière que les « classiques » du marché.
De quoi l’adorer… ou la détester.
| POUR | CONTRE |
|---|---|
| + Moteur explosif en version "full" | - Tarif un poil élevé |
| + Originalité technique | - Exclusive ave le guidon d’origine |
| + Vivacité de la partie-cycle… | - Vivacité de la partie-cycle… |
Retrouvez l’essai complet de la Buell 1125 CR dans Moto Magazine n°252 (novembre 2008)
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Retrouvez l’essai complet de la Buell 1125 CR dans Moto Mag n°252 (novembre 2008)
Moteur
Type bicylindre en V à 72° refroidissement liquide, 4 T, double ACT, 4 soupapes par cylindre
Cylindrée (al. x cse) 1125 cm3 (103 x 67.5 mm)
Puissance maxi libre 146 ch (109 kW) à 9.800 tr/min
Couple maxi 11,5 m.kg à 8.000 tr/min
Alim./dépollution Injection 63 mm/Euro 3
Démarreur électrique
Transmission
Boîte de vitesses 6 rapports
Transmission finale par courroie crantée (2,815:1)
Partie cycle
Frein Av (étrier à x pist.) 1 disque Ø 375 mm (8 opp.)
Frein Ar (étrier à x pist.) 1 disque Ø 240 mm (2 opp.)
Dimensions / Poids
Réservoir (réserve) 20,1 litres (n.c.)
Poids à sec 170 kg
Pratique
Coloris noir, rouge (cadre noir) ; Garantie 2 ans, pièces et M.O., assistance ; Prix (tarif 11/08) 11.795 €
Ici, glisser de la sportive au roadster tient plus du tour de passe-passe que du tour de force : la Buell 1125 CR est une 1125 R sans carénage. Et ça se repère au premier coup d’œil : les deux « oreilles » caractéristiques ne trompent pas.
Esthétiquement, si tout le monde s’accorde préférer le café racer à la sportive, à Moto Mag, des détails de finition nous paraissent indignes. Comme ces « oreilles », en plastique, moulées et teintes dans la masse, même pas ébavurés sur les tranches.
Au guidon, la position de conduite déroute, car loin d’une position type « roadster ». Le guidon « Clubman » s’apparente plus à des bracelets de sportives, adaptés à l’attaque. Pas vraiment cool en ville : on fatigue vite entre les voitures. Heureusement, le guidon classique, disponible, devrait améliorer le confort.
Côté comportement, c’est un « copié-collé » de la sportive : châssis hyper réactif, moteur à base de nitroglycérine, la Buell donne le sentiment de chevaucher un taureau de rodéo ! Débutants, s’abstenir.
Une rotation de la poignée et c’est la téléportation garantie, les 147 ch, mais surtout la grosse louche de couple passé les 4.000 tours, assurant le travail !
La vivacité du châssis est un atout dans les enchaînements de virages : on se place au millimètre, d’un coup d’œil sans effort.
Mais agilité et stabilité ne vont pas de pair : la Buell est peu rassurante à haute vitesse (sur une portion d’autoroute libre allemande, parole !). L’association d’un empattement court, d’un angle de colonne presque vertical et d’un CX camionesque (avec pilote) génère de sérieux louvoiements : on rend la main !
Verdict. Position sport, partie cycle vive à souhait demandant un temps d’accoutumance, moteur (en « libre ») presque trop puissant pour le châssis et l’unique frein avant périmétrique : la Buell est pour le moins singulière face aux « classique » du marché. Elle séduira ou rebutera. Reste qu’à 11.795 euros, elle se place dans la fourchette haute des roadsters européens (ses principaux rivaux), tout en étant un peu moins universelle.
Axel Mellerin - 18/11/2008
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