La première version de cette sportive manquait singulièrement de mise au point. Après sept mois de travail, c’est une mouture transfigurée et digne d’éloges que l’on a découvert. Nous l’avons aussi comparée à quatre de ses rivales bicylindre.
| POUR | CONTRE |
|---|---|
| + Confort/position de conduite | - Moteur à vitesse stabilisée |
| + Caractère moteur | - Lourdeur du train avant |
| + Autonomie | - Vibrations |
ben moi possesseur d’un twin sportif je l’ai essayé cet été et j’en redemande je vais tester la nouvelle mouture pour voir sur les routes des alpes, pas besoin de circuit... c’est vrai qu’elle a des défauts mais à ce tarif c’est acceptable. bons virages à (...)
L’essai de l’Aprilia RSV 1000/RSV 1000 Factory (2006)
L’essai de la KTM 1190 RC8
L’essai de la BMW 1200 HP2 Sport
L’essai de la Ducati 1098 S
Le premier essai de la Buell 1125 R
Moteur
Type bicylindre en V à 72° refroidissement liquide, 4 T, double ACT, 4 soupapes par cylindre
Cylindrée (al. x cse) 1125 cm3 (103 x 67.5 mm)
Puissance maxi libre 146 ch à 9.800 tr/min
Couple maxi 11,3 m.kg à 8.000 tr/min
Alim./dépollution Injection 63 mm/Euro 3
Démarreur électrique
Transmission
Boîte de vitesses 6 rapports
Transmission finale par courroie crantée en kevlar (36 x 65)
Partie cycle
Frein Av (étrier à x pist.) 1 disque Ø 375 mm (8 opp.)
Frein Ar (étrier à x pist.) 1 disque Ø 240 mm (2 opp.)
Dimensions / Poids
Réservoir (réserve) 21,2 litres (3)
Poids à sec 171 kg
Pratique
Coloris noir, bleu marine ; Garantie 2 ans pièces et M.O., assistance ; Prix (tarif 2008) 12.695 €
Le premier essai de la Buell 1125 R nous avait laissé un goût amer (MM 241) : suspensions trop fermes, électronique capricieuse (injection et tableau de bord) et une très mauvaise évacuation des calories (surchauffe et brûlures des jambes). Après avoir écouté nos critiques autour d’un verre (cool, ces Américains !), Erik Buell avait promis de réagir et de corriger les défauts de jeunesse de son bébé de course.
C’est donc une « nouvelle » moto qui nous arrive. Enfin presque. Question style et coloris, rien n’a changé (qui a dit dommage ?). C’est plutôt côté technique qu’il faut la juger. Gestion de l’injection peaufinée, radiateur d’huile plus grand, plaques anti-caloriques contrôlant les flux l’air chaud, ressorts de suspensions plus souples, bref, tous les points sujets à caution ont été modifiés.
Et en roulant, cela se sent. Fini les à-coups perpétuels sur un filet de gaz, terminé aussi la chaleur épouvantable au niveau des pieds. Même si tout cela n’est pas encore parfait, le moteur étant peu agréable à bas régime et peinant à offrir un régime stable sur voie rapide.
Quant aux suspensions, leur souplesse est la bienvenue sur les départementales de l’Aisne, au revêtement parfois douteux… On profite ainsi bien mieux des qualités de la 1125 R, à commencer par une position de conduite plutôt confortable autorisant de longs trajets (rare pour une sportive) sans « subir » la moto et une agilité permettant une conduite souple et rapide.
Côté moteur, le twin plein de fougue vous botte le derrière à la moindre rotation de la poignée droite (le bridage mécanique n’affectant pas trop le caractère du moulin), le tout dans un râle qui résonne le long des talus. Si l’on excepte les vibrations encore trop sensibles, c’est le pied !
Verdict. Buell a donc vraiment bien bossé ! Entre le modèle essayé à l’été 2007 et celui-ci, les différences sont nettes. Mieux aboutie (finition, fonctionnement), plus plaisante (suspensions), elle mérite qu’on se penche sur son cas.
Sans prendre la première place, elle s’est bien sorti de sa confrontation, dans Moto Magazine d’octobre 2008, avec les Aprilia RSV 1000, BMW HP2 Sport, Ducati 1098 et KTM 1190 RC8. Cette fois, les amateurs de sportives sur route risquent bien de craquer…
Axel Mellerin - 15/10/2008
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