Essai rétro

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Si la sportive type de la fin des années 1970 semble avoir définitivement opté pour une motorisation à soupapes, course aux cm3 et à la puissance oblige, rien ne semble pouvoir empêcher l’hégémonie du deux-temps en Grand Prix. D’où l’idée de Yamaha d’ignorer les normes antipollution naissantes et de remettre cette technologie au goût du jour sur la route.

Inspirée de la course
Quitte à construire une sportive d’autant plus à contre-courant du marché qu’elle est de moyenne cylindrée, son bicylindre en ligne à refroidissement liquide et admission par clapets s’inspirant ouvertement de celui des fameuses TZ de vitesse. Ainsi est née la « Race Developped Liquid Cooled », alias RD 350 LC, petite bombe de 47 ch avant même sa présentation officielle lors du Salon de Paris d’octobre 1979 !

Force est de constater que si de nos jours l’engin a beaucoup perdu de son aura, il est toujours aussi amusant à utiliser. En particulier sur les premiers rapports, où passé le cap des 6.000 tr/mn la mécanique rue dans les tours en délestant la roue avant.

Pousse-au-crime
Suspension Cantilever et double disque à l’avant offrant une tenue de route et un freinage de bon aloi, il est tentant de piloter la RD plus souvent qu’on ne la conduit. Avec les risques que cela comporte, tant d’un point de vue légal qu’économique – la vitesse de pointe frisant les 180 km/h chrono et la conso, les 10 l aux 100 km !

Ce qu’on lui doit
En plus d’avoir remis le 2T au goût du jour en s’inspirant des GP, la RD-LC a inauguré refroidissement liquide, admission par clapets et plus tard valves à l’échappement.

Au baromètre de la collection
Importé de juin 1980 à mars 1983, le modèle originel type 4LO est le plus recherché aujourd’hui. Et ce en dépit de l’important gain de puissance (+ 12 ch) et de souplesse qu’apportent les valves à l’échappement YPVS de la version suivante, repensée de fond en comble. Baptisée du nom de code 31K, celle-ci verra sa descendance (1WT) commercialisée jusqu’en 1991. Vendu à 10.725 exemplaires en France – dont près de la moitié de 4LO –, la 350 LC (baptisée RZ aux USA et au Japon) reste d’autant plus courante qu’elle bénéficie d’une fiabilité toute japonaise. Encore qu’il faille ausculter son haut moteur tous les 30 000 km et traquer d’éventuels grognements dans le bas-moteur, signe avant-coureur de roulements de vilebrequin fatigués.

Valeur mini : 800 – 1 000 €
Valeur maxi : 4 000 – 4 500 €

Les bonnes adresses

- Une profusion d’infos sur les forums www.rd350lc.net et www.350rdlc.com
- Par ailleurs responsable du LC’s club de France, Claude Rochefort est l’un des meilleurs spécialistes de cette moto (www.emac-moto.com)
- Rosny Yam : Chantal passe pour incollable question pièces détachées (01.48.12.17.44).
- www.rddecals.afegraphics.com : kits déco d’origine en VPC pour tous modèles de Yam RD.

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Fiche technique

Yamaha RD 350 LC (données constructeur)
Moteur bicylindre en ligne calé à 180° refroidi par eau, 2T ;
Cylindrée (al. x cse) 347 cm3 (64 x 54 mm) ;
Puissance maxi 47 ch à 8.500 tr/min ;
Couple maxi 4,1 m.kg à 8.000 tr/min ;
Alimentation 2 carburateurs Ø 26 mm
Transmission Boîte de vitesses à 6 rapports ; transmission finale par chaîne
Partie-cycle
Frein Av (étrier x pist.) 2 disques Ø 267 mm (2 opp.)
Frein Ar tambour
Poids (à sec)* 143 kg
Réservoir : 16 litres
Cote occasion
Valeur mini : 800 – 1 000 €
Valeur maxi : 4 000 – 4 500 €

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