Une étape est franchie. Le Zeus ne ressemble à rien de connu, ni esthétiquement, ni techniquement.
Vu côté moto, il ne ressemble à rien de connu. Alors, pourquoi dire encore moto ?
| Pour | Contre |
|---|---|
| + Rapport qualité/prix | - Boîte de vitesses lente |
| + Performances | - Coffre trop petit |
| + Stabilité | - Délai d’attente (9 mois) |
| + Confort |
Bonjour Tout d’abord veuillez excuser mon intrusion je ne suis pas en mesure de donner un avis concernant le Zeus mais seulement je cherche 2 heureux propriétaires de Zeus qui auraient le coeur assez grand pour emmener 2 enfants atteints de maladie génétique au prochain Téléthon.Vous allez me dire (...)
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Moteur
Type 4 cylindres en ligne refroidi par eau 4 T, 2 ACT, 4 soupapes par cylindre
Cylindrée (al. x cse) 1997 cm3 (n.c.) ; Puissance maxi 108 ch (79,5 kW) à 6 500 tr/min
Couple maxi 19,8 m.kg (194 N.m) à 4 100 tr/min
Démarreur électrique, actionné avec la clé
Transmission
Boîte de vitesses 5 rapports + marche arrière
Transmission finale par cardans (2 roues motrices)
Partie cycle
Frein Av (étrier à x pist.) 1 disque Ø 270 mm (1)
Frein Ar (étrier à x pist.) 1 disque Ø 270 mm 2 étriers(1)
Frein side (étrier à x pist.) 1 disque Ø 270 mm (1)
Dimensions / Poids
Réservoir (réserve) 35 litres (n.c.)
Largeur hors tout 1 850 mm
Poids à sec 650 kg
Le quatre-cylindres se dissimule à l’arrière, sous le coffre du side. Châssis totalement inédit, roue arrière directionnelle et moteur automobile : Le Zeus est une création unique.
Pour la première fois, un side ne fait pas appel à la motorisation et au châssis moto pour devenir un véhicule totalement homogène.Et le charme de l’engin asymétrique dans tout cela ? La réaction des autres constructeurs sera d’un grand intérêt face à une machine qui, proposée à 22 835 euros (149 800 F), est bien moins chère que tout autre attelage haut de gamme. À suivre...
Le conducteur s’abrite derrière le pare-brise, les pieds légèrement en avant pour prendre contact avec les commandes : embrayage à gauche, accélérateur et frein à droite.
Le démarreur s’actionne avec la clé et le moteur s’éveille silencieusement. Les vitesses se montent au pouce droit et se descendent au pouce gauche. Le pied effleure la pédale de gaz et l’autre relâche calmement l’embrayage...comme une voiture. Le Zeus s’élance... Vingt kilomètres plus tard, le pilote acquiert les automatismes et prend conscience de la souplesse, du couple phénoménal du moteur et de la parfaite neutralité du châssis.
Le Zeus dévoile une allonge jusqu’alors inconnue sur un attelage traditionnel. Sa mécanique de Peugeot 206 délivre une poussée puissante et douce à la fois, des montées en régime vives et d’autant plus surprenantes qu’elles se font dans un silence hors pair.
Sa stabilité étonnante sur cette mauvaise route où les épingles s’enchaînent aux lacets. Les suspensions gomment efficacement les aspérités de cette montée de col. Le freinage assisté, surpuissant, se fait sans la moindre réaction parasite. Un virage à droite ?
Il est avalé dans une franche accélération, l’engin colle à l’asphalte. Le virage à gauche ? Un peu plus physique, il est englouti de la même manière. Deux roues motrices obligent, l’accélération est parfaitement neutre.
Et les sensations dans tout cela ? Elles restent grisantes mais différentes. Fini les « tirages » à gauche ou à droite. Inutile de compenser en tirant dans tous les sens sur un guidon qui ne vous a rien fait.
Le Zeus est divinement neutre : il roule, accélère et freine naturellement droit, laissant au pilote le plaisir d’enchaîner les courbes en soignant ses trajectoires.
Seule la commande de changement de rapport trop lente se fait remarquer. La souplesse et la disponibilité moteur inhabituelles compensent ce défaut.
Le confort du conducteur, assis en position scooter, est sans reproche. A l’arrière, la selle offre un espace important mais son accès est peu pratique. Les deux passagers, maintenus par une ceinture de sécurité, sont dispensés du port du casque et sont moins secoués que dans un panier standard. Les singes (uniquement ceux dans le panier ;-) peuvent choisir entre le casque ou la ceinture.
En tirant le frein à main, sourire aux lèvres, d’aucuns se délectent déjà des discussions de mauvaise foi qui vont suivre dans le milieu du side.
Jean Larquier - 08/09/2001
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