Catégorie
Cylindrée
La R 1150 GS est une référence en termes de trail routier. EML en réalise une belle version side-car avec un GT 2001. Si la finition, le confort et l’agrément de conduite sont au rendez-vous, le flat souffre d’une démultiplication trop longue et l’ensemble d’un prix élevé.
| POUR | CONTRE |
|---|---|
| + Maniabilité | - Prix élevé |
| + Freinage | - Démultiplication |
| + Autonomie | - Compteur très optimiste |
| + Finition | - Équipement minimal |
(données constructeur)
Moteur
Type : bicylindre à plat refroidi
par air, 4 T, culbuté,
4 soupapes par cylindre
Cylindrée (al. x cse) : 1130 cm3 (101 x 70,5‑mm)
Puissance maxi 85 ch (62,5‑kW) à 6‑750 tr/min
Couple maxi : 10 m.kg (98‑N.m)
à 5‑250 tr/min
Démarreur : électrique
Transmission
Boîte de vitesses : 6 rapports
Transmission finale : par cardan
Partie-cycle
Frein Av : 2 disques
(étrier à x pist.) Ø 305‑mm (4 opp.)
Frein Ar : 1 disque
Ø 276‑mm (2 juxt.)
Frein side : 1 disque
Ø 198‑mm (2 opp.)
Pneu avant : 165 x 65 x14
Pneu arrière : 165 x 70 x14
Pneu side : 165 x 65 x14
Réservoir (réserve) : 22 litres (4)
Poids à sec : 408‑kg
Pratique
Coloris : couleur de la moto
ou option
Garantie : 2 ans pièces et M.O.
Prix 25‑432‑€ (attelage
complet) +‑peinture
1‑000‑€
13‑282‑€ (side
et transformation)
Spécialiste européen de l’attelage de BMW, le constructeur hollandais propose une solution sur l’ensemble de la gamme
(K et R), excepté les customs.
Si cette R 1150 GS couplée à un GT 2001 est assez rare dans l’Hexagone, elle est très prisée en Allemagne. Il faut dire que les gros trails routiers jouxtés d’un panier ne sont guère du goût de la clientèle française. Pourtant, ce type d’attelage offre un agrément de conduite incomparable.
Celui-ci n’échappe pas à la règle et se révèle d’une maniabilité et d’une facilité dans le sinueux dignes de la version solo. C’est d’ailleurs dans les méandres côtiers des départementales du Nord que cet ensemble a affirmé sa vocation.
Le fabricant a remplacé le Telelever par une fourche de type « ‑Earles‑ » munie d’un amortisseur de direction. Le bras de levier important du guidon de la GS fait le reste et l’engin enchaîne les courbes sans effort, sans la moindre amorce de guidonnage. Le compromis confort-tenue de route réalisé par les amortisseurs EML (à l’avant et sur le panier) est satisfaisant. À l’arrière en revanche, où l’usine s’est contentée de changer le ressort de l’élément originel, on peut regretter une certaine mollesse qui nuit au bon senti de l’appui dans les virages à droite. Un tarage supérieur est disponible sur demande.
À gauche, le comportement est sain, mais on observe une légère dérive de l’avant si l’on se montre incisif avec la poignée de gaz dans les courbes serrées.
Côté freinage
EML a conservé l’équipement de la machine d’origine (sans ABS) en couplant la pédale arrière à une pince Grimeca sur le disque du panier. À noter, simplement, un léger tirage à gauche lors de freinages appuyés. Le dosage des commandes est agréable et le résultat obtenu est efficace et sécurisant.
Tout comme dans la version solo, le moteur ne s’exprime pleinement qu’en adoptant une conduite enroulée et souple. Sinon, la boîte de vitesse lente et l’embrayage à sec ont vite fait de rappeler à l’ordre. Le flat BM demande un minimum d’égards pour délivrer le meilleur de lui-même. En revanche, l’adjonction d’une sixième de type overdrive sur cette machine ne permet pas d’exploiter correctement le moteur et grève quelque peu les performances de l’engin.
Si ce side est capable d’atteindre 145‑km/h chrono (le compteur, non corrigé, triche de 18‑%), c’est sur le cinquième rapport. L’overdrive ne permet que le maintien à la vitesse légale sur l’autoroute tout en économisant l’essence. D’ailleurs, la consommation raisonnable réalisée lors de cet essai en est la parfaite illustration. Pour mieux exploiter le potentiel de cette machine, il est toujours possible de monter un pont plus court (R 850).
La finition du panier hollandais est par ailleurs excellente. Le GT 2001 est confortable et possède un hayon basculant qui permet un accès aisé à habitacle. Attention, toutefois, de ne pas l’accrocher avec le large guidon. Ce système autorise une forme de pare-brise qui épargne au singe les courants d’air pernicieux.
La capote, rapide à installer, offre une hauteur respectable et reste en place lors de l’ouverture du side. Un désembuage électrique réglable est également livré d’origine, bien vu. En option, il peut être couplé à un chauffage (796 euros). Enfin le coffre, très accessible, procure une capacité de chargement convenable.
Bilan
Très bien réalisé, cet attelage ne souffre que de deux défauts majeurs‑ : une démultiplication trop longue et un tarif élevé. Si la qualité de fabrication est là, on peut déplorer une certaine rusticité dans l’équipement du GT 2001‑ : pas de vide-poches, pas de poignée pour fermer le hayon de l’intérieur, éclairage de coffre et d’habitacle en option.
Un petit effort de ce côté aiderait à faire passer la pilule lors de la signature du gros chèque.
Photos Stephen Caillet Avec la participation de Jean-Luc Danglades Merci à Stephen Demen pour le prêt de son attelage
Jean Larquier - 02/09/2003
Headbanger est une marque italienne qui produit artisanalement des motos inspirées des Harley du passé. Parmi la gamme de six modèles déjà en production, nous avons essayé le modèle de base : la Hollister. Ses lignes et surtout son caractère résument parfaitement la philosophie du fabricant.
Neuf ans après l’abandon du 125 C1, BMW revient aux scooters avec un engin autrement plus sportif de 600cm3. En ligne de mire, un concurrent que les Bavarois ont laissé filé à grand train depuis 11 ans, le Yamaha 530 T-Max. Et la réplique est à la hauteur des ambitions.
Baroudeuse de luxe. Pas la peine de chercher ailleurs : cette BMW est bien le trail le plus abouti du marché. Mais attention, cette couronne ne la met pas à l’abri des avaries. Et côté tarifs, les traditions maison sont outrageusement respectées. Sang-froid de rigueur !
Moto Guzzi a misé sur la nostalgie des seventies pour relancer sa vieillissante 750. Une démarche bien inspirée qui se poursuit avec une collection « printemps 2012 » forte de trois nouveaux modèles qui, au-delà des retouches cosmétiques, amène de vraies améliorations dont profitent sensations et agrément de conduite.
Enfin une solution pour les amateurs de scooters vintage qui ne veulent pas rejoindre la planète Vespa ! Le retour de la marque Lambretta est en effet un événement incontournable. Reste que ce revenant fait payer bien cher son blason.