Le miracle chinois n’est rendu possible que grâce au réservoir immense de la main d’œuvre de ce pays d’un milliard 300 millions d’habitants. Revers de la médaille : un certain nombre de ses habitants restent sur le carreau…
Cette petite unité de fabrication de casques, la GSB helmet & accessories, emploie 150 employés qui polissent, peignent et garnissent les casques.
Elle ne produit « que » 30.000 à 40.000 casques jet et 25.000 intégraux par mois. Les gros sacs blancs que l’on voit à travers la fenêtre sont les coques brutes des casques qui attendent d’être montés.
Tout le travail est fait à la main, comme ici la pose des autocollants. Le faible coût de la main d’œuvre (100 euros/mois) permet d’obtenir des prix de revient imbattables.
Ainsi un casque sortit d’usine coûte 7 à 8 euros. Mais des menaces planent sur ces petites unités de fabrication, car selon son Pdg Barry Yu « Les grosses sociétés, qui produisent entre 80 à 100.000 casques/mois, rachètent des dizaines et des dizaines d’unités comme la nôtre, pour avoir le monopole. "
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Des conditions de travail dignes du 19ème siècle Les conditions de travail dans certains ateliers, ici une tannerie de jean’s dans la banlieue de Canton, sont dignes du 19ème siècle. Les ouvriers y travaillent dans une ambiance surchauffée, sans aucune ventilation. La protection de l’environnement est bien entendu un mot pratiquement inconnu en Chine, puisque les rejets de cette tannerie sont déversés tel que dans la rivière proche. >
Bien plus mal lottis Ces ouvriers des tanneries peuvent toujours se consoler en pensant qu’il y a pire qu’eux. Témoins ces dockers qui déchargent, à dos d’homme, des bateaux remplis de graviers dans le port de Zhuhai.
Des millions de laissés-pour-compte Cette croissance a laissé un certain nombre de personnes sur le carreau. Témoins ces vendeurs à la sauvette, près de la gare routière de Zhuhai. Cette ville bénéficie du statut de zone franche, comme la ville de Zhenshen. Il y faut un permis pour venir travailler. Mais beaucoup de laissés-pour-compte viennent vendre des babioles pour tenter de survivre. Ici les alentours de la gare routière de Zhu Hai. Selon les chiffres de la chaîne de télévision CCTV, 4% de la population chinoise est sans emploi. A contrario, cette croissance a donné naissance à une haute et moyenne bourgeoisie qui dispose d’un pouvoir d’achat élevé. Cette classe possédante est, elle, estimée à 150 millions d’individus.
Thierry Leconte - 28/09/2004
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