Deuxième partie : l’Ouzbékistan

Enfin nous arrivons à Boukhara en Ouzbékistan, capitale de l’empire des Samanides aux 9e et 10e siècles. Notre hébergement se trouve dans la vieille ville, c’est super. Nos motos sont garées dans la cour de l’hôtel.

Il est à noter que partout où nous nous arrêtons, le maximum est fait pour que les motos passent la nuit à l’abri. Au Turkménistan et en Ouzbékistan, nous n’avons pas vu de motos autres que les nôtres.

Le temps des caravanes
Le centre ancien de Boukhara nous transporte dans un autre monde, au temps de la Route de la soie et des caravanes. Nous sommes sous le charme.

En revanche, nous allons rencontrer des difficultés pour nous approvisionner en essence, car il y a pénurie. La plupart des stations-service sont fermées et celles qui ne le sont pas vendent du gaz.

Roger a plus de 30 litres dans le réservoir de sa BMW mais moi, avec les 18 litres de la Transalp, je ne suis pas rassuré. Nous n’avons pas d’autre choix que d’acheter le carburant sur le bord de la route au marché noir, en espérant qu’il ne soit pas coupé avec de l’eau.

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Direction Samarcande
Nous partons vers Samarcande et visitons l’incontournable place du Régistan, qui signifie « place sablonneuse » en persan. Y sont édifiés Shah i zinda, un ensemble de mausolées timourides construits entre la fin du 14e siècle et le début du 15e siècle, et le tombeau du prophète Daniel dont le cercueil mesure 18 mètres de long. On raconte que ses ossements continuent de grandir de quelques centimètres chaque année...

GS en panne
Direction Taschkent, la capitale de l’Ouzbékistan, pour régler un problème de visa iranien au consulat du même nom. En attendant la réception du document, nous décidons de faire un petit tour dans la vallée Fergana. À la sortie du village, la BMW tombe en panne.

Pendant que Roger répare sa moto, un homme arrive et nous invite à manger chez lui. Nous acceptons et sommes très bien reçus autour d’une table bien garnie. Nos sommes servis par les femmes de la maison, qui ne mangent pas et ne restent pas avec nous.

Vallée sous surveillance
Nous passons dans la montagne, franchissons un col à plus de 3.000 mètres d’altitude. Les paysages sont magnifiques, la route dangereuse avec des automobilistes inconscients. Les contrôles de police et militaires y sont très fréquents. À chaque fois que nous sommes arrêtés, l’enregistrement est obligatoire.

La vallée est sous surveillance depuis que des incidents ont éclaté avec le pouvoir central. Nous allons y passer deux jours, visiter les marchés, les villages et assister à un mariage. Nous sommes toujours bien reçus. De retour à Tachkent, nous obtenons le visa retour pour l’Iran. Nous n’avons pas eu de visa à entrée multiple à Paris. Pourquoi ? Mystère.

Retour express vers la frontière
Seulement focalisés sur ce problème, nous avons oublié que notre visa ouzbek se termine le jour même à minuit ! Il est 13h, direction les motos et plein gaz vers la frontière située à 700 km. Il fait un temps exécrable, nous passons de 19 °C à -1 °C. Les passages montagneux se font dans la neige et le brouillard. Nous touchons au but à 23h30. Ouf !

Nous sommes dans les temps, seulement le militaire à la Kalachnikov qui est de garde nous dit que c’est fermé, pas la peine de discuter. Nous montons la tente au milieu des camions et passons la nuit à grelotter. Une hivernale avant l’heure...

Le lendemain tout est gelé et la Transalp ne veut pas démarrer. Je la pousse jusqu’au poste. Notre visa est périmé, nous passons dans les différents bureaux en priant pour que personne ne fasse le compte des jours, car l’amende dans ce cas est très salée...

Fin de la deuxième partie du récit, vous pourrez lire la suite dans quelques jours, restez connectés à Motomag.com !

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