Découvrez la première partie du récit de Christine en cliquant ici

Voici la suite de l’histoire...

Nous nous installons bien contents de pouvoir enfin nous baigner et déguster une salade grecque avec un verre de résina, un petit vin de pays. Nous repartons dans la matinée en direction de la péninsule d’Epidaure Limera au sud-est du Péloponnèse, pour visiter Monemvasia, une cité antique fondée au VIe siècle.

Jean en Kevlar
Il fait déjà très chaud, j’ai changé le pantalon de cuir pour le jean acheté juste avant de partir dans un magasin spécialisé, je tiens à me protéger un maximum c’est donc un jean en Kevlar avec des protections.

Nous roulons entre mer et montagne sur des routes sinueuses, avec parfois quelques nids de poule, des gravillons… un stage de montagne en vrai ! Je reste concentrée, mais ose quelques coups d’œil pour admirer le paysage.

Cité médiévale
Monemvasia est un endroit magnifique, la cité médiévale surgit face à la côte, tel un rocher planté dans la mer. Les ruelles pavées, les maisons imbriquées les unes dans les autres surplombant la mer au bleu étourdissant, me font penser au Mont St Michel. Notre séjour dans cette péninsule sera de courte durée car le seul camping existant est fermé.

Nous reprenons la route vers le Magne, situé entre le golfe de Messénie à l’ouest et le golfe de Laconie à l’est. Il fait très chaud et les baignades plusieurs fois par jour sont vraiment délicieuses. Mes yeux se remplissent de couleurs, de parfums, d’immensités…

Régal de fraîcheur
Nous traversons des villages de montagne par des petites rues étroites menant à des places où se retrouvent touristes et locaux autour des tables en terrasse. Un café frappé ou bière, accompagné d’un tzatski (fromage blanc de chèvre mélangé avec du concombre râpée et une larmichette d’huile d’olive), hum !

Un régal de fraîcheur bienvenu, surtout après avoir un peu serré les fesses dans des descentes et virages un peu vertigineux. Bon je crois que le stage vacances moto va porter ses fruits, je sens que le métier rentre…

Nous redescendons vers la mer, je savoure cette descente bercée par le mouvement de la moto avec laquelle je suis en osmose, je sens à nouveau en moi ce moment de liberté. Je réalise combien ce moment est bon, seule sur ma moto, la petite brise chaude qui me caresse le visage et le paysage qui s’offre à moi… Quelles belles émotions !

Nous visitons beaucoup de sites historiques, le Péloponnèse est un gigantesque puits de culture inépuisable comme l’ensemble de la Grèce. Munie du Guide du routard, je navigue entre les différentes époques. J’imagine les personnes qui vivaient dans ces lieux. Les prouesses architecturales pour construire de telles œuvres.

Ces chapelles dont l’intérieur est tapissé de magnifiques peintures bien préservées, les villages de type médiéval accrochés à la montagne, les tours carrées en pierre servant de maison. Cette péninsule offre des paysages très contrastés, des petites criques pour la baignade, des terres arides tapissées de pierres et d’herbes brûlées par le soleil, des champs bordés de murets de pierres sèches…

De camping en camping
Nous continuons notre voyage de camping en camping avec tous les jours des belles histoires à raconter, tellement ce pays est riche de culture, d’histoire, au son de musiques et de chants qui nous transportent dans la nuit, sous un ciel étoilé que traverse la voie lactée…

Direction la Messénie
Les journées s’écoulent au rythme des vacances, nous reprenons la route vers l’ouest pour visiter la troisième péninsule, la Messénie. Nous prenons la direction de Kalamata, une grande ville réputée pour ses olives et ses figues sèches, pour son front de mer où de nombreux Athéniens viennent passer leurs vacances. Cette ville fut presque détruite complètement par un tremblement de terre en 1986.

Eau savonneuse
C’est en traversant cette ville que Miss calamité surgit dans notre aventure ! La pluie se met en travers de notre chemin. Sur la route, l’eau qui s’écoule semble être savonneuse, j’ai l’impression que l’on a versé de la lessive dans les égouts tellement il y a de bulles. Nous devons très vite nous abriter sous un porche pour éviter la glissade car ce liquide est similaire à notre verglas les matins d’hiver. Nous repartons une heure après, sur une route trempée, avec des immenses flaques d’eau qu’il faut éviter sinon gare à la chute.

Nous roulons environ 20 km, mais nous perdons dans la campagne. Les Grecs sont très aimables et serviables. Ils sont toujours prêts à nous aider et à nous indiquer la route, il faut juste parler un peu anglais, c’est plus facile.

Les caprices de la Béhème
Nous nous apprêtons à poursuivre notre route, mais la moto de Jean-Mi fait des caprices. Je crois que Miss calamité est de retour. Impossible de redémarrer. Nous restons bloqués pendant plus de cinq heures sur la place d’un petit village, où Madame BMW s’est échouée en pétaradant autant qu’elle le pouvait !

C’est vrai que grâce à elle, nous avons rencontré des tas de personnes, toutes nous proposant de l’aide. Un homme m’a amené une chaise de jardin pour m’asseoir, des gamins sont venus nous demander ce qui nous arrivait. Et puis il y a eu Dimitri, un Grec qui roule en BMW et sera notre sauveur. La solidarité motarde dépasse toutes les frontières, c’est vraiment très chouette !

Retrouvez la suite des aventures de Christine en Grèce...

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