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Relier Pékin à Paris en Mash 250, voilà qui ressemble furieusement à une idée de fin de soirée. Autant, ce genre de trip se conçoit sans mal au guidon d’une BMW GS, telle la 1200 Adventure, ou d’une Triumph Tiger (lire notre essai de la 1200 Explorer), autant les 20 chevaux de la Mash Two Fifty semblent la destiner aux trajets urbains, voire péri-urbains pour les plus aventureux.

Qu’importe le flacon...
Martin Johler & Philipp Sproll, deux motards allemands ne pensent pas de cette façon. Les deux hommes viennent tout juste de boucler un périple de 18 000 km et 53 jours (soit 340 km/jour). Partis de Chine en juin, ils sont arrivés à Paris le 31 juillet. En roulant dans les traces des aventuriers du premier Pékin-Paris de 1907, les deux acolytes souhaitaient s’assurer que le made in China était digne d’affronter - entre autres - les routes de la Chine.

Ampoule de phare défaillante
N’en déplaisent aux détracteurs de la marque, Martin et Philipp n’auraient connu qu’une seule avarie : une ampoule de phare claquée. Quant à l’entretien courant, ils se seraient contentés d’un jeu aux soupapes à 9 000 km.

Sur leur blog, ils indiquent avoir tout particulièrement apprécié le silence de fonctionnement des Mash qui leur permettait de discuter en roulant. Un bon moyen de rompre avec la monotonie de certaines portions de route désespérément droites. La consommation contenue des motos (entre 3 et 4,7 litres / 100 km) a aussi été un atout dans des contrées où les stations services ne sont pas légion.

Humour russe
Finalement leur plus gros pépin a été la perte de leurs outils, bloqués en Russie lors de leur acheminement. Pour remonter leurs motos ils ont dû traverser par 5 fois Oulan-Bator, la capitale de la Mongolie, avant de trouver l’outillage nécessaire. Le reste du voyage s’est déroulé sans souci majeur.

À en croire leurs photos, les Mash ont fait l’objet d’une seule optimisation technique : la mise en place d’une couverture sur la selle afin d’améliorer le confort de leur assise. Si vous lisez l’allemand, vous pouvez consulter leur blog, très fourni en photos, à cette adresse.

Valoriser le made in China
Pour Mash l’opération est gagnante puisqu’elle permet de contrer ses détracteurs qui s’expriment sur les réseaux sociaux et voudraient que le made in China soit hautement périssable. Dans le même état d’esprit la marque a déjà largement communiqué autour des 3 200 km parcourus au Maroc au guidon d’une 400 Adventure par une jeune motarde espagnole.

 

Le périple de Martin & Philipp

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