Le trois-cylindres est la pièce maîtresse de cet engin. Gorgé de couple, il repart en 6e à 1 500 tr/min pour pousser généreusement jusqu’à la zone rouge (9 500 tr/min) ; même si un petit creux, dû au bridage à 100 ch, se ressent à 2 500 tr/min. Mais, dès les 4 000 tours, les sensations sont là. Ce 1130 cm3 apparaît comme un brin sauvage à la remise des gaz et l’impression est confortée par le bruit émis par la boîte à air et l’échappement.
- L’ensemble est en revanche très correctement servi par une boîte de vitesses rapide et douce. Les ingénieurs ont supprimé le système anti-dribbling présent sur la Tornado.
- Avec un fort frein moteur à la coupure des gaz, un double rétrogradage un peu rapide peut entraîner un blocage de la roue arrière.

Si la disponibilité du moteur étonne à chaque ouverture des gaz, l’extrême sécheresse des suspensions finit, elle, par lasser. Une matinée de roulage sur des routes imparfaites vous ruine le dos pour le reste de la semaine.
- Pour corser le tout, les possibilités de réglage sont réduites au minimum : la fourche n’en offre aucun et l’amortisseur arrière ne s’ajuste qu’en précharge. Pourtant, malgré une hauteur de selle assez élevée (780 mm), la TNT se prend rapidement en mains.
- La position de conduite 100 % roadster est légèrement basculée sur l’avant avec un guidon relativement large. Mais sur les départementales tortueuses, elle peut mettre les conducteurs novices en difficulté, du fait de son court empattement qui la rend très délicate à gérer sur un freinage surprise.
- Quand le frein avant rentre en action, la machine tend à se placer sur la roue avant, laissant à la roue arrière le chemin libre pour passer devant... Prudence, donc.

Article extrait du Moto Magazine n°209

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