Essai

Made in Langres
Côté finition, cet attelage est au standard habituel de son fabricant, c’est-à-dire excellent. Le châssis, très discret, enserre le cadre de la moto dans une sorte de berceau dont la réalisation est exemplaire.
Autre particularité, la fourche télescopique et la roue avant d’origine, pour la simplicité et la facilité de conduite. Ce qui autorise en plus un faible diamètre de braquage (5 mètres). Toutefois, afin d’obtenir une chasse plus courte, la moto est équipée du système DDR : remplacement des roulements de direction par des rotules et té inférieur spécial.

Véloce et de bonne tenue
Le quatre-cylindres Suzuki, puissant, souple et coupleux, emmène sans difficulté l’équipage à des vitesses proscrites. La grosse Bandit n’a aucun mal à doubler ou à maintenir de longues étapes autoroutières à allure soutenue.

L’attelage s’inscrit avec facilité dans les premières courbes sérieuses. La fourche et l’amortisseur arrière bénéficient de ressorts renforcés qui, alliés à la qualité du châssis, procurent à l’engin un excellent comportement dans les virages à droite ; et il faut insister pour approcher les limites du délestage. À gauche, l’amortisseur Öhlins optionnel minimise l’enfoncement lors de l’appui.

L’absence d’amortisseur de direction n’a aucune incidence, même au passage de bosses en courbe.

Rassurant
Côté freinage, l’équipement d’origine de la machine est secondé par un frein sur le panier uniquement commandé par la pédale de frein arrière. Un montage classique dont l’efficacité n’a pas été prise en défaut.

Dans le panier, dont on déverrouille le cockpit en appuyant simplement sur un petit bouton, le pare-brise bas dirige l’air directement sur le visage, et l’on peut en regretter le manque de rigidité.

Si notre machine n’a englouti « que » 8,5 l/100 sur les routes secondaires (environ 140 km d’autonomie avant réserve), elle se montre plus gourmande sur voie rapide.

Verdict
Le tarif attractif de la Suz’ permet de minimiser le coût, mais l’attelage reste onéreux, et les nombreuses options (peinture, déco, amortisseur) font grimper l’addition. Mais le prix s’oublie, la qualité reste, comme le disait Michel Audiard !

Merci à Bruno Lemercier pour le prêt de son attelage.

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