Après la mythique Speed Triple et la surdouée Street Triple, Triumph vous présente le troisième enfant terrible de sa gamme roadsters ! Un bébé de 370 kg doté d’un moteur de péniche et prêt à vous satelliser à la moindre sollicitation.
| POUR | CONTRE |
|---|---|
| + Le côté "monstre mécanique" | - Appellation roadster usurpée (la Speed Triple est là pour ça) |
| + Finition haut de gamme | - Garde au sol vraiment trop limitée |
| + Tarif face aux HD et autres V-Max | - Gabarit imposant |
Finalement : quel est le custom (ou roadster) qui a le meilleur rapport puissance+couple / poids ? (le tout pondéré par qqles paramètres comme la garde au sol ou le poids ou la tenue de route) Un petit comparatif serait bienvenu ! (YAM XJR 1300/VMAX/nightstar, SUZ Intruder/1400, Harley (...)
(Données constructeur)
Moteur trois-cylindres en ligne refroidi par eau, 4T, 2 ACT, 4 soupapes par cylindre ;
Cylindrée (al. x cse) 2284 cm3 (101,6 x 93 mm) ;
Puissance maxi 148 ch (106 ch France) à 5.750 tr/min ;
Couple maxi 22,6 m.kg (idem France) à 3.250 tr/min ;
Alimentation/Dépollution injection/Euro 3
Transmission
Boîte de vitesses 5 rapports ;
Transmission finale par arbre et couple conique
Partie-cycle
Frein Av* (étrier x pist.) 2 disques, Ø 320 mm (4 opp.) ;
Frein Ar* (étrier x pist.) 1 disque, Ø 316 mm (2 opp.) ;
Réservoir (réserve) 24 litres (n.c.) ;
Poids à sec 334 kg
Pratique
Coloris noir mat, noir brillant ; Garantie 2 ans pièces et M.O., assistance ;
Prix (tarifs 10/09) 16.900 € ; Disponibilité mi-novembre
(*) ABS de série
Peu de différences entre la Roadster et la Rocket III standard : repose-pieds reculés de 120 mm et baissé de 22 mm (pour une position plus neutre), selle gagnant une ergonomie moins custom, mais – et là réside la différence – un moteur doté d’une bonne louche de couple supplémentaire (14 % de plus que l’ancien bloc de la Rocket de base) et un rab’ de watts (6 %) grâce une ligne d’échappement double et moins étouffée.
Contact, les aiguilles du tableau de bord (nouveau lui aussi) balayent leur cadran, le tournebroche se met en route. Mazette ! Quelle musique ! La prise en main, elle, est moins réjouissante.
Lourde, (extra) large, la « RR » demande une certaine circonspection, mais la faible hauteur de selle et la position relativement normale facilitent la tâche, tout comme l’incroyable souplesse du « deux litres trois ». Il feule sur un filet de gaz et se voit secondé par une transmission d’une douceur inespérée vu les masses en mouvement. Une vraie boîte de 125 !
Les petites « A roads » britanniques, l’équivalent de nos départementales, s’offrent à … nos repose-pieds ! Dès les premiers virages, ça frotte à tout va : la machine manque cruellement de garde au sol. Et c’est bien dommage, eu égard aux capacités du châssis et du moteur. Malgré une masse et un gabarit qui se posent là, la Roadster s’emmène avec entrain en toute sécurité. Suspensions, freinage (ABS de série), rigidité, elle s’en sort avec les honneurs (et vu le poids, ce n’était pas gagné !).
Mais le meilleur, celui qui, à lui seul, est un motif d’achat, c’est bien le trois-pattes. Un outil de téléportation ! Il pousse comme aucun du ralenti jusqu’à la zone rouge, sans pause, sans faiblesses, au point qu’on se demande quand ça va s’arrêter. Et le tout dans un vacarme digne d’une course Nascar ! Avec un tel caractère, c’est l’addiction assurée !
Verdict. La Rocket III Roadster est à appréhender comme un « muscle car » américain et non comme une sportive européenne… Un gros truc rigolo, surmotorisé, aux qualités dynamiques limitées par le gabarit. Cela posé, la « RR » est une machine assez complète, capable de vous emmener au boulot et de tailler la route dans un confort très acceptable, du moins en solo. Quant au tarif, qualifions-le de correct, compte tenu de la singularité de la chose. Mais plus que tout cela, elle est vraiment très attachante !
Axel Mellerin - 27/10/2009
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