De telles courses existaient déjà, le précurseur fut Val-d’Isère qui organisait, il y a plus de dix ans, la Montée de l’Olympe en parallèle avec le salon du 4x4. Il y a aussi la montée du Lioran, dans le massif central. Et surtout La Norma (73), précurseur de ce type d’épreuve, qui organisait depuis 11 ans sa montée et qui jette l’éponge cette année. Encore que là, il s’agit plus d’un choix économique de la station que d’une quelconque lassitude face aux obstacles posés par un ONF (Office national des forêts) local de plus en plus tatillon.

Pourquoi trouve-t-on de plus en plus de courseq organisées dans – ou par – des stations ? Elles sont toutes rodées à l’organisation d’épreuves sportives, c’est aussi pour elles un bon moyen de communiquer. De plus, l’utilisation du domaine skiable facilite les demandes d’autorisation : il comporte moins de propriétés privées et moins de terres agricoles que la campagne française.
Cependant, rien n’est facile pour autant : il a fallu quatre mois de préparation pour l’Alpe-du-Grand-Serre et un an pour la petite équipe du Collet-d’Allevard.

Avec ces nouvelles épreuves, va-t-on vers un challenge des courses de montagne ? Il est sans doute trop tôt pour le dire, mais si d’autres stations elles aussi voient là un bon moyen de re-booster une fréquentation estivale en baisse régulière depuis 10 ans, il pourrait bien voir le jour prochainement.

Pour durer, les organisateurs de ces épreuves ont parfaitement compris qu’elles se devaient d’être exemplaires sur le thème du respect de l’environnement et de la citoyenneté. Ici, on limite le nombre d’inscrits à 150, là on distribue des gobelets recyclables à la buvette et de sacs poubelle aux participants. Partout on bannit les incursions en-dehors des domaines skiables, des consignes très claires sont données aux participants, les tapis sont obligatoires sous les motos dans les parcs coureurs... Le devenir de cette nouvelle discipline passera par ce genre d’initiatives.

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