La montagne serait-elle le dernier refuge des courses de tout-terrain qui mixent l’Enduro et la course de côte ?
En tout cas, en ce début d’été, il n’y a pas que les fleurs qui poussent dans les alpages. De drôles d’épreuves, à mi-chemin entre l’Enduro et et la course de côte, ont fleuri dans nos montagnes.
Le 7 juin, premier rendez-vous à l’Alpe-du-Grand-Serre (38). Cette épreuve sympathique, organisée par le vénérable club des Randonneurs Trialistes de France de l’Isère, réunit plus de 100 coureurs sur un tracé rendu technique par les orages de la veille. Le champion de France Marc Germain et l’autre licencié élite du club, Nicolas Paganon, ont apporté leur aide active au tracé de l’épreuve. D’ailleurs, Nicolas, le président de la section enduro, se réjouit de leur présence, car la proximité de grands champions génère une vraie émulation au sein du club.
15 jours plus tard, c’est dans la station voisine du Collet-d’Allevard (38) que le Fireball Enduro, un petit club de seulement 8 membres, relève un sacré défi : accueillir 150 pilotes, pour deux jours de course avec une manche en nocturne.
Là aussi, le magnifique tracé empruntait majoritairement les pistes du domaine skiable, là aussi les orages l’ont rendu particulièrement technique, au point qu’il a fallu occulter quelques passages devenus impraticables.
De telles courses existaient déjà, le précurseur fut Val-d’Isère qui organisait, il y a plus de dix ans, la Montée de l’Olympe en parallèle avec le salon du 4x4. Il y a aussi la montée du Lioran, dans le massif central. Et surtout La Norma (73), précurseur de ce type d’épreuve, qui organisait depuis 11 ans sa montée et qui jette l’éponge cette année. Encore que là, il s’agit plus d’un choix économique de la station que d’une quelconque lassitude face aux obstacles posés par un ONF (Office national des forêts) local de plus en plus tatillon.
Pourquoi trouve-t-on de plus en plus de courseq organisées dans – ou par – des stations ? Elles sont toutes rodées à l’organisation d’épreuves sportives, c’est aussi pour elles un bon moyen de communiquer. De plus, l’utilisation du domaine skiable facilite les demandes d’autorisation : il comporte moins de propriétés privées et moins de terres agricoles que la campagne française.
Cependant, rien n’est facile pour autant : il a fallu quatre mois de préparation pour l’Alpe-du-Grand-Serre et un an pour la petite équipe du Collet-d’Allevard.
Avec ces nouvelles épreuves, va-t-on vers un challenge des courses de montagne ? Il est sans doute trop tôt pour le dire, mais si d’autres stations elles aussi voient là un bon moyen de re-booster une fréquentation estivale en baisse régulière depuis 10 ans, il pourrait bien voir le jour prochainement.
Pour durer, les organisateurs de ces épreuves ont parfaitement compris qu’elles se devaient d’être exemplaires sur le thème du respect de l’environnement et de la citoyenneté. Ici, on limite le nombre d’inscrits à 150, là on distribue des gobelets recyclables à la buvette et de sacs poubelle aux participants. Partout on bannit les incursions en-dehors des domaines skiables, des consignes très claires sont données aux participants, les tapis sont obligatoires sous les motos dans les parcs coureurs... Le devenir de cette nouvelle discipline passera par ce genre d’initiatives.
Christophe Poirier - Correspondant 73 - 08/07/2009
Considéré comme l’une des plus grandes courses moto au monde, l’Enduro du Touquet a beaucoup évolué depuis sa création en 1975. Qu’est devenue cette épreuve qui a pris le nom d’Enduropale ? A l’occasion de l’édition 2012 du 4/5 février, Moto Mag y consacre un dossier, avec quatre articles et une galerie de photos.
Créé par Thierry Sabine, l’Enduro du Touquet est devenu au fil des ans une course incontournable pour les amateurs de course sur sable. Après la mort de son créateur et le départ de la société ASO, c’est désormais la ville qui organise l’événement.
L’Enduropale est une course unique en son genre. Il y a des machines officielles, des pilotes de renom, mais surtout des pilotes amateurs qui viennent ici simplement pour vivre un après-midi inoubliable.
Bernard Baudoux est le président du moto-club local ETO (Enduropale Touquet Organisation) qui organise l’Enduropale. Il est aussi conseiller municipal du Touquet et directeur de l’épreuve. Malgré la lourde tache qui repose sur ses épaules tout au long du week-end, il a bien voulu répondre à nos questions.
Sur l’autoroute A16 qui mène au Touquet, une petite halte s’impose au niveau de l’aire de service « Baie de Somme ». C’est ici que la FFMC 80 a installé son Relais Calmos, avec grande tente, boissons, atelier mécanique et la chaleur des bénévoles.