Même sur une course de 24 heures, chaque seconde est précieuse. Alors aux stands comme sur la piste, on se bat contre le chrono. Lors des arrêts aux stands, le mécanicien chargé du ravitaillement en essence, le dernier à intervenir, met 5 à 6 secondes pour faire le plein de la moto.
Caché derrière sa cagoule ignifugée, les yeux masqués par d’épaisses lunettes de ski, le mécanicien chargé du ravitaillement en essence se reconnaît de loin au sein d’un team de compétition.
Une fois la moto débarrassée de son pilote sur la voix des stands, chaussée de nouveaux pneumatiques et de nouveaux freins le cas échéant, c’est le dernier à rentrer en scène.
« 5 à 6 secondes suffisent à remplir les 24 litres réglementaires du réservoir », annonce fièrement Gilles Jacquot, dit Taco, mécanicien ravitaillement du Team Moto Virus 69.
Pour abreuver le réservoir, les teams ont le choix entre deux types de vanne. La première, dite vanne Stäubli, présente un seul orifice de remplissage, ce qui diminue le problème d’émulsion du carburant.
En revanche, à près de 10 000 euros le morceau, cet équipement reste l’apanage des teams de tête.
Participant à des courses d’endurance réservées aux poireaux amateurs, j’ai quand même une interrogation... Les organisateurs de ces courses, O3Z pour ne pas les nommer, demandent que le pompier soit du même côté que le pompiste afin qu’en cas de début d’incendie, le pompier actionnant l’extincteur ne (...)
Tout le long du week-end des 24H, suivez l’épreuve grâce au blog de la rédaction de Moto Mag. En plus de vous rapporter les faits de course, nos reporters sur place vous feront découvrir les à-côtés de la compétition (panneautage, chronométrage, ambiances de stand, portraits…). Ils tenteront de vous apporter un point de vue décalé sur la course.
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« Nous, on utilise des vannes Zénith, plus classiques », confie Taco. « Même si les problèmes d’émulsion sont plus fréquents qu’avec la Stobli, ses deux orifices offrent un temps de remplissage quasiment identique, pour un coût bien inférieur (environ 2500 euros). Au sein du team MotoVirus, on a préféré investir sur d’autres points de la moto, comme sa sensibilité à l’éthanol par exemple . »
En effet, outre un indice d’octane supérieur, le règlement impose depuis l’édition 2008 un taux de 10% de bio-éthanol dans le carburant contenu dans les cuves du circuit.
Cette vertu a priori écologique pose pourtant de sérieux problèmes mécaniques, l’éthanol étant des plus corrosifs pour les durits et autres joints moteur.
En plus de ce surcoût de préparation, les teams se voient imposer un carburant unique (Shell) dont le prix de vente au litre est doublé par rapport a celui pratiqué à la pompe.
Quand on sait qu’une machine effectue au minimum une bonne trentaine d’arrêts aux stands pendant les 24 heures de course, on imagine l’importance du poste carburant dans le budget déjà serré d’un team privé.
Pascal Percie du Sert - 17/04/2010
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