Il est italien, journaliste à Motociclismo, le plus grand mensuel de son pays, et il est un des panneauteurs et chronométreurs du GMT94 ! Grand spécialiste de l’histoire de la moto, Gualtiero Repossi nous parle de son rôle au sein du team et de sa passion pour l’Endurance. Rencontre insolite.
Motomag.com : Gualtiero, comment es-tu arrivé au GMT et à l’Endurance ?
Gualtièro Repossi : C’est une histoire qui remonte à 2005. Cette année-là, à Motociclismo on avait décidé de faire une saison complète en Endurance avec une Aprilia. J’étais nommé team manager, ce qui m’a rendu heureux. Seul hic, je ne connaissais pas grand-chose de la discipline. Comme j’avais interrogé Christophe Guyot pour Eurosport et qu’il m’avait laissé ses coordonnés, j’ai demandé de l’aide. Il m’a beaucoup aidé pendant toute la saison. L’année suivante, lorsqu’il est venu à Monza pour courir une manche du championnat du monde de Supersport, je lui ai proposé mes services. Il a accepté et c’est depuis ce jour que j’ai intégré l’équipe.
MM : Pourquoi l’Endurance t’attire tant ?
GR : Tout simplement à cause de l’ambiance que j’estime unique ! Tu sais, même si tu n’es pas un pilote, tu prends un pied fou au sein de l’équipe. En MotoGP ou en Superbike par exemple, les mécaniciens travaillent avant et ensuite ils n’ont plus qu’à regarder la course. Ici c’est toute une autre histoire, car ils participent à la course pendant 24h. Même quand tu vas bien, ils interviennent une trentaine de fois sur la moto. Pour tous, de l’apte aux pneus au ravitailleur, en passant par les panneauteurs, chacun a un rôle fondamental dans la course. Tout ça est vraiment extraordinaire pour moi et c’est pour cette raison que je prends pas mal de jours de mes vacances pour faire tout le championnat avec l’équipe.
Retrouvez l’épreuve grâce au blog de la rédaction de Moto Mag. En plus de vous rapporter les faits de course, nos reporters sur place vous font découvrir les à-côtés de la compétition (panneautage, chronométrage, ambiances de stand, portraits…). Ils tentent de vous apporter un point de vue décalé sur la course.
Pour cela, il suffit de vous brancher sur motomag.com et le blog de la rédaction.
Notre partenaire lesmotards.com est aussi présent en salle de presse, tout comme le webmaster du site du GMT 94 vous fera profiter des vidéos et reportages.
N’oubliez pas enfin de profiter des Relais Calmos sur la route du retour. Tous les bénévoles de la FFMC seront à votre disposition pour vous donner un coup de main en cas de problème ou tout simplement pour vous offrir un café.
MM : Parle-nous du rôle du panneauteur…
GR : Le travail du panneauteur est de créer un lien et une communication entre le pilote en piste et le stand. Il chronomètre, informe, mais relève aussi beaucoup de données. Il faut aussi savoir interpréter le signe d’un pilote ou scruter la moto pour détecter la moindre défaillance. Ce n’est pas un travail difficile en soi, mais un travail qui demande beaucoup de concentration car un simple oubli, comme avertir le pilote de rentrer, et c’est à coup sûr la catastrophe. Il faut aussi être attentif aux pilotes concurrents qui observent tes informations au panneau. L’année dernière par exemple, un concurrent direct regardait nos panneaux pour calculer la distance qui le séparait de notre pilote : j’ai dû étendre l’éclairage !
MM : Tu ne parles pas français, comment fais-tu pour communiquer au sein de l’équipe ?
GR : Même si je comprends tous les termes techniques en français, je ne parle que l’anglais et l’italien. Avec Christophe et certains mécaniciens on parle anglais, avec David Checa et Gregorio Lavillla en italien, avec mon ami et collègue Jean-François, en gestes ! Mais bon, il n’y a aucun problème.
MM : Quels sont tes plus mauvais et tes plus beaux souvenirs pendant ces années passées au GMT ?
GR : Avant de répondre à ta question, je voudrais dire que dans l’équipe il n’y a jamais de moments de colère ou de panique. L’ambiance, y compris dans les moments difficiles, est toujours calme. Christophe est un excellent manager, non seulement d’un point de vue technique, mais aussi humain. Ceci dit, mes plus mauvais souvenirs sont liés aux abandons et particulièrement, comme l’année dernière au Bol, lorsqu’il faut abandonner à trois heures de l’arrivée. Mes plus beaux souvenirs, même si ce n’est pas très original comme réponse, sont liés aux victoires. Parmi elles, celle du Bol d’Or en 2007. C’était vraiment poignant de voir Sébastien Gimbert passer la ligne d’arrivée en wheeling. On s’est tous embrassés, on était heureux et moi… j’ai pleuré !
Propos recueillis par Francesco Scuderi - 18/04/2010
Le Diaporama final du Bol d’Or 2012
Jusqu’au bout, la 76e édition du Bol d’Or nous aura tenu en haleine. Le Kawasaki SRC (n°11) remporte cette première manche du championnat du monde d’Endurance. Le SERT (Suzuki n°1) finit deuxième et le YART (Yamaha n°7) crée la surprise en décrochant le podium.
Cela fait déjà 22 ans que Pascal Auberty organise le Bol d’Or pour le groupe Lariviere, dont quatre en tant que directeur. Nous l’avons rencontré pour discuter de ce 76e Bol et de l’avenir de la manifestation.
Unique moto italienne a terminer cette édition 2012 du Bol d’Or après l’abandon de la MV Agusta, l’Aprilia RSV 4 Factory APRC n°6 du team Le Mans 2-Roues Racing se place 22e au général. Lionel Renault, team manager de cet équipage atypique, nous explique le pourquoi du comment.
Ils sont plusieurs dizaines à assurer la sécurité des pilotes au bord de la piste. Ils viennent d’un peu partout en France, sont bénévoles et passionnés d’Endurance… Momo et Pascal, deux commissaires de piste au Bol, nous font part de leurs réflexions.