Essai

Si l’ER-6n fait le bonheur des débutants en quête d’une machine fun et facile, la version « f » peine toujours à trouver son public. Fade esthétiquement, mais surtout pas assez confortable et manquant de rigueur en courbe, l’ancienne version n’était pas suffisamment apte au voyage pour se différencier du roadster. Ce nouveau millésime corrige le tir.

Désormais munie d’une bulle réglable (+ ou – 60 mm) protégeant mieux le buste, d’une selle en deux parties autrement plus confortable et d’une boucle arrière plus solide pouvant accueillir un kit bagagerie sérieux, la petite voyageuse gagne en crédibilité… et en style.

Exit les courbes simplistes des petits carénages, les nouveaux phares ainsi que les écopes rappellent désormais la ZZR 1400 et reflètent une personnalité plus forte. Mue par le même bicylindre en ligne de 72 ch au tempérament rageur mais économe (moins de 5 litres aux 100 km), cette « f » profite aussi du nouveau châssis périmétrique qui la rend nettement plus rigoureuse. Les suspensions revues (arrière réglable en précontrainte) et les nouveaux pneus de qualité (Dunlop Roadsmart 2) finissent d’améliorer le comportement en courbe.

Toujours légère malgré un embonpoint supplémentaire de 6 kg, elle reste facile à incliner. On regrettera simplement le cintrage exagéré du guidon, la commande de boîte dure, le freinage avant manquant de mordant dans sa version non-ABS et des détails de finition traités a la légère (intérieur des carénages, fixation des selles).

Verdict. Vendue 100 euros de plus que l’ancien modèle (et 500 de plus que la naked), cette ER-6f mérite dorénavant l’attention de ceux qui cherchent une machine joueuse et économique mais aussi capable d’alterner trajets quotidiens et route des vacances. Une machine, donc, qui donne envie de rouler. Qui s’en plaindra ?

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