Il est pratiquement impossible de voir travailler un directeur de course dans sa tanière pendant les 24 Heures. C’est un endroit calme et apaisé, en contraste avec le bruit du circuit. Visite exclusive.
Le premier étage de la tour de contrôle du Mans est de loin l’endroit le plus calme du circuit sarthois. Il y règne un silence éloquent, brisé seulement par les annonces radio ou les directives du responsable de course. Cette salle est aussi l’endroit le moins accessible du Bugatti et y rentrer n’est pas chose aisée.
C’est ici que toutes les décisions sont prises et comme dans un bateau, le seul maître à bord est le directeur de course. Il y a un nombre incroyable d’écrans qui scrutent le moindre coin du circuit, mais aussi des radios qui informent, des médecins en alerte…
« On a besoin de calme, de rester concentrés pendant toutes les 24H. Les décisions que l’on prend, parfois dans l’urgence, sont fondamentales pour la sécurité des pilotes », explique Serge Ferrer, le directeur de course de cette 34e édition des 24H du Mans. « Grâce aux caméras, nous avons en permanence une vue d’ensemble sur la piste et l’on peut zoomer par exemple sur un lieu d’accident en très peu de temps pour évaluer la gravité de la situation. »
Ses adjoints, Patrick Coutant et Lionel Rouet, sont derrière Serge pour l’aider dans ses prises de décision et le soulager. Malgré une organisation pyramidale et bien structurée de tous les services en course (des commissaires au médical), il arrive que l’on demande souvent l’avis du directeur en dernier ressort.
« Pénalement, le directeur de course est responsable de beaucoup de choses », nous confie Lionel Rouet, « et il ne peut pas tout faire sur une course de 24H. Il est donc normal qu’il puisse s’appuyer sur des adjoints qui sont, comme lui, des directeurs de course ».
En moins de dix minutes, le temps que nous sommes restés dans la salle, six décisions ont été prises par Serge Ferrer et ses adjoints. La chute d’une moto au virage du raccordement a même failli entraîner une interruption de la course…
Francesco Scuderi - 25/09/2011
Le Diaporama final du Bol d’Or 2012
Jusqu’au bout, la 76e édition du Bol d’Or nous aura tenu en haleine. Le Kawasaki SRC (n°11) remporte cette première manche du championnat du monde d’Endurance. Le SERT (Suzuki n°1) finit deuxième et le YART (Yamaha n°7) crée la surprise en décrochant le podium.
Cela fait déjà 22 ans que Pascal Auberty organise le Bol d’Or pour le groupe Lariviere, dont quatre en tant que directeur. Nous l’avons rencontré pour discuter de ce 76e Bol et de l’avenir de la manifestation.
Unique moto italienne a terminer cette édition 2012 du Bol d’Or après l’abandon de la MV Agusta, l’Aprilia RSV 4 Factory APRC n°6 du team Le Mans 2-Roues Racing se place 22e au général. Lionel Renault, team manager de cet équipage atypique, nous explique le pourquoi du comment.
Ils sont plusieurs dizaines à assurer la sécurité des pilotes au bord de la piste. Ils viennent d’un peu partout en France, sont bénévoles et passionnés d’Endurance… Momo et Pascal, deux commissaires de piste au Bol, nous font part de leurs réflexions.