Difficile d’accès, la clef de contact se cache sous le clignotant gauche.
- Starter aux carbus, une pression sur le démarreur et le bicylindre ronronne tranquillement.
- Les deux arbres à cames en tête et les cotes super-carrés (alésage supérieur à la course du piston) gomment les vibrations.
- Doux et plein, le moteur est agréable, incroyablement souple, mais sans être hélas très impressionnant côté "patate".
- L’excellente boîte de vitesses à cinq rapports - malgré une première assez courte - et l’embrayage contribuent à la douceur d’ensemble.
- La moto fait oeuvre d’un silence de fonctionnement étonnant pour un twin calé à 360°. Seul le sifflement de la distribution choque l’ouïe des puristes qui préfèreraient un bon son grave de vieux twins anglais.

La Bonnie préfère donc la balade tranquille à l’arsouille ou aux longs bouts d’autoroutes.
- Le ramage s’accorde au plumage. Les 205 kg à sec sont faciles à mener et pardonnent les maladresses.
- La maniabilité est bonne et la tenue de cap rassurante. Même si, tout comme le moteur, la partie cycle n’apprécie pas spécialement d’être brusquée.
- La selle peu garnie et les amortisseurs arrières manquent de débattement et gâchent le confort tandis que le freinage simple disque avant et arrière est rassurant sans brutalité, conformément à l’esprit tranquille de la moto.
- Le passager reste le plus critique, s’il apprécie la douceur du moteur qui ne le ballote pas trop, il regrette d’emblée l’absence de poignée passager. Enfin, s’il râle trop, il faudra avoir recours aux catalogues des options (cher) pour y commander, soit un porte bagage, soit une poignée chromée pour remédier au problème.

Au final, la 800 Bonneville n’est pas la Bonnie à sensations qu’on pouvait espérer, mais elle se révèle une fidèle compagne pour les promenades dominicales et demeure très efficace en ville.

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