Un nom mythique, une ligne délicieusement rétro, la Triumph 900 Thruxton est un café racer à l’ancienne dans la forme et moderne dans le fond. Une rebelle avec un (trop) bon caractère...
| POUR | CONTRE |
|---|---|
| + Esthétique-finition | - Caractère moteur |
| + Boîte de vitesses | - Position de conduite |
| + Qualitès routières | - Prix |
Bonjour, j’apporte ma pierre à l’édifice... J’ai un Triumph 900 Thruxton depuis quasiment 2 ans maintenant. C’est vrai que d’origine, le moteur est assez fade mais il est possible de gagner de l’agrément de conduite sans pour autant mettre des sommes folles comme les kits mecatwin. J’ai d’ailleurs un (...)
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Moteur
Type bicylindre vertical refroidi par air, 4 T, 2 ACT, 4 soupapes par cylindre ; Cylindrée (al. x cse) 865 cm3 (90 x 68 mm) ; Puissance maxi 70 ch (51 kW) à 7 250 tr/min ; Couple maxi 7,4 m.kg (72 N.m) à 5 750 tr/min ; Démarreur électrique
Transmission
Boîte de vitesses 5 rapports ; Transmission finale par chaîne
Partie-cycle
Frein Av (étrier à x pist.) 1 disques Ø 320 mm (2 juxt.) ; Frein Ar (étrier à x pist.) 1 disque Ø 255 mm (2 juxt.)
Dimensions
Réservoir (réserve) 16 litres (nc) ; Poids à sec 205 kg
Pratique
Garantie 2 ans pièces et M.O.
La position de conduite est conforme à la définition du Café Racer : Guidons bracelets, commandes reculées, sans oublier la clé de contact mal située, comme naguère, sur le coté du phare et c’est parti.
La boîte est douce Le moteur est onctueux, c’est déjà moins excitant. Pas vraiment fâché, juste un peu déçu qu’une si belle évocation ne renferme pas le petit supplément d’âme qui fait la différence entre l’efficacité et le tempérament.
Passé cette petite déception, force est de constater qu’à défaut d’être caractériel, le vertical twin est performant et s’autorise de respectables performances. Lorsque l’aiguille du compte-tour atteint 5 000 tr/min, son régime de couple maximal, la poussée qui s’accentue, creuse définitivement l’écart avec le 800 Bonneville dont il est dérivé.
La garde au sol est décente et les suspensions assurent un confort et une tenue de route de bon aloi. Toutefois la fourche un poil souple, conjuguée à une valeur de chasse réduite peuvent rendre la direction frétillante sur quelques mauvaises bosses.
Puisque nous en sommes aux courbes, il faudra également s’habituer à la petite section des pneumatiques diagonaux qui engendrent une mise sur l’angle très vive, déconcertante au début.
Côté freinage, à l’avant, l’unique disque flottant manque de mordant, mais effectue un boulot honnête. L’arrière ralenti plus qu’il ne freine.
Clin d’œil à un passé où la vitesse était libre et les anglaises fragiles, cette Thruxton risque de réveiller chez certains quelques souvenirs d’adolescence.
La linéarité de son propulseur risque de laisser un goût amer à ceux qui penseraient retrouver aujourd’hui les "goods vibrations" d’hier.
Jean Larquier - 10/09/2004
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