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La Kawasaki Voyager propose donc le même programme qu’une Harley Davidson Electra Glide, l’authenticité, le prestige, le logo et… un paquet de dollars en moins ! Le V-Twin de 1700, qui affiche 74 ch et un peu plus de 13 m.kg, est doté d’une boîte à six rapports et d’une commande de gaz électronique qui entraînent la roue arrière par l’intermédiaire d’une courroie.

Un effort substantiel pour relever de la latérale les 400 kg, contact, démarreur, « schlaaaak ! », première… La boîte est plutôt sonore sur les trois premiers rapports. Machine bien équilibrée, les évolutions à basse vitesse sont aisées et, vu son poids, la Kawa se laisse mener avec une relative facilité. Sur route, les enfilades de virages sont négociées avec entrain, toutefois limité par la garde au sol. Et sans expérience de ce type d’engin, méfiance : après les marchepieds articulés, ce sont les platines fixes qui touchent !

Côté suspensions, la VN est saine et n’est pas affectée des dandinements chroniques qui affligent l’originale. Éloges aussi pour le freinage : rassurant, efficace et facile à doser. Un véritable plus vu le gabarit. Deux disques équipés d’étriers quatre pistons à l’avant sont secondés d’un étrier à deux pistons à l’arrière. Le tout couplé par un freinage co-actif (sic) nommé K-ACT, assisté d’un ABS.

La route défile à un rythme adapté au réseau secondaire, on respecte les limitations de vitesse sans se forcer. La sixième hyper longue ne sera passée que sur autoroute, où l’on activera naturellement le régulateur de vitesse. Un terrain qui permet d’apprécier l’excellente protection du carénage et les petites astuces comme les entrées d’air réglables au niveau des pieds. On ne peut voir qu’au travers de la bulle haute, qui génère pas mal de reflets par beau temps et risque de perturber la vision sous la pluie.

Verdit. Confortable en solo comme en duo, sur équipée (système audio, ordinateur de bord, bagagerie complète…), la Voyager frôle la perfection. Hélas, le V-twin de 1700 cm3 est un peu « mou du genou » et n’offre pas la poussée musclée de son grand frère, le VN 2000 (20 chevaux et 4 m.kg de plus). Pour la traction et les sensations, 10 ch en rab auraient été bien venus. Alors, bonne élève, mais un peu paresseuse… sauf qu’à ce tarif et à ce niveau d’équipement, il sera difficile de trouver une rivale à la Voyager !

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