Au GP du Mugello, Valentino Rossi a signé son retour de la plus belle des manières.
Au Grand Prix du Mugello, Valentino Rossi est revenu sur le devant de la scène en remportant la catégorie motoGP en se battant jusqu’au bout avec une poignée d’adversaires déterminés. En 250, Lorenzo entame lui aussi son retour aux affaires. En 125, Pasini s’impose avec un millième d’avance !
Les résultats des Français.

Les résultats des Français semblent quasiment identiques de week-end en week-end. Après la Bérezina du Grand Prix moto du Mans, deux Français marquent des points : Randy de Puniet, qui parti en 17e position, termine à une très honorable 13e place. Le Français a longtemps lutté contre Colin Edwards (8e au scratch), puis il a été opposé à Chris Vermeulen, un transfuge du Mondial Superbike qui détient tout de même le titre de vice champion 2005 !
Enfin, en 250 Sylvain Guintoli « est le moins mauvais des pilotes français » selon un commentateur d’Eurosport. Pointé en 16e place de la grille de départ des 250, le Drômois termine à la 11e. Là encore, le Français rate complètement son départ (c’est une maladie chez lui) et pointe 21e au premier tour. Cela lui fait perdre énormément de temps, et il serait capable, à l’instar de Roberto Locatelli qui dispose quasiment du même matériel que lui, de terminer dans le Top ten !
Il termine tout de même avec 88 centièmes d’avance sur Manuel Poggiali, détenteur du titre 125 (2001).
Son coéquipier, Jules Cluzel (Aprilia N°16), toujours désireux de griller les étapes, ne peut suivre le rythme de Sylvain Guintoli et chute au 9e tour.
Arnaud Vincent (Honda N°21) ne finit pas le premier tour et va à la faute.
En 125, les deux Français Mike di Megglio (Honda N°63) et Alexis Masbou (Malaguti N°7) ne finissent pas la course des huitième de litre. Le pensionnaire du team FFM Honda chute dans l’avant dernier tour, alors que la quinzième place lui tendait les bras. Le Toulousain n’a toujours marqué qu’un petit point au championnat et se retrouve 21e au classement provisoire. Il est loin des objectifs affichés en début de saison.
Quant à Alexis Masbou, il continue à broyer du noir après son accident de Jerez, et sa chute au Mans. Le pilote d’Albi est victime d’un problème d’embrayage et abandonne au bout du 3e tour. Il ne compte aucun point au championnat.
Valentino Rossi se devait de marquer le coup au Mugello pour remonter la pente. Après ses déboires du début de saison, le tenant du titre pointe en effet à la 8e place au scratch avec 43 points de retard.
Certes, avec ce nouveau podium, Valentino Rossi ne gagne que trois places au classement provisoire, mais la manière dont il a remporté cette victoire a prouvé à tous ses tiffosis de quel bois est fait le « Maître ».
En effet, « Vale » a dû se battre contre les meilleures machines du moment, c’est-à-dire les deux Ducati de Capirossi (N°65) et de Sete Gibernau (N°15). La machine de Capirossi s’est montrée la plus rapide en course avec une vitesse de pointe de 333,35km/h, alors que la Yamaha N°46 n’atteignait, elle, que 329,26 km/h. Enfin, Sete Gibernau a signé la pole en 1’48’’969, tandis que « Il Dottore » ne pointe qu’en troisième position sur la grille de départ à 19 centièmes ! Ensuite, il a dû croiser le fer contre les Honda de Mélandri (N°33) et de Hayden (N°69) qui sont loin de démériter.
Retour sur cette course qui a fait vibrer tous les spectateurs jusqu’à l’ultime virage.
MotoGp : Rossi est décidément le plus fort

Au signal du départ, Sete Gibernau est le premier à s’élancer et signe le holeshot suivi de Valentino Rossi. Dès lors, les deux hommes échangent coup pour coup en menant un groupe de six motos comprenant Mélandri, Stoner (Honda N°27), Pedrosa (Honda N°26) et Loris Capirossi (N°65).
Etonnant Loris Capirossi, qui est très mal parti et qui remonte ses adversaires un à un. Il est à l’origine du premier coup de théâtre car, au onzième tour, tentant de s’imposer au bout de la ligne droite des stands, il emmène avec lui Rossi, qui se retrouve 5e !
Le deuxième coup de théâtre se produit quand Loris Capirossi prend la tête de la course devant Sete Gibernau, son coéquipier. Les deux Ducati semblent vouloir prendre le large, poursuivies par Hayden. Mais Sete craque et se laisse distancer petit à petit, tandis que Rossi refait son retard.
Dans les derniers tours, il ne sont plus que trois à prétendre au podium : Loris Capirossi, Valentino Rossi et le kid du Kentucky, Nicky Hayden.
A deux tours de la fin, « Vale » donne un ultime coup de collier et passe le pilote italien de la Ducati. Rossi franchit la ligne d’arrivée avec 57 centièmes d’avance sur son adversaire. Nicky Hayden, se contente de la troisième place à 73 centièmes seulement.
C’est de l’aveu même de Valentino Rossi « la victoire la plus difficile qu’il [lui] ait été donnée de remporter ». La veille, « Il Dottore » avait superbement ignoré le détenteur de la pole, et avait désigné Loris Capirossi comme son principal adversaire du jour. Il n’avait pas tort. « Avec lui, je ne savais pas si j’allais terminer premier ou deuxième tellement nos motos sont proches au niveau des performances et au niveau des pneus. Cela a été une bataille épique que de me battre contre lui », souligne Rossi, visiblement très soulagé d’être monté sur la plus haute marche du podium.
La prochaine épreuve du motoGP, qui se déroulera le 18 juin à Catalunya, s’annonce saignante car Capirossi et Hayden se retrouvent à égalité de points (99) pour le leadership du championnat. Enfin, « Vale » aura à cœur de combler le retard qu’il détient au classement provisoire.
250 : Lorenzo revient dans la course

Jorge Lorenzo (Aprilia N°48) est revenu dans la course au titre pour la couronne mondiale des quart-de-litre en remportant la catégorie au Mugello.
En effet, le pilote espagnol compte près de 29 points de retard après sa chute au GP du Mans, et figure en 6e place du classement provisoire. Avec cette 3e victoire de la saison en Italie, Lorenzo pointe désormais en 2e place au scratch.
On a cru, durant le premiers tiers de la course, que Jorge Lorenzo avait partie gagnée. Puisque, détenteur de la pole, il mène un groupe de 7 pilotes en tête de course. Mais au 9e tour, Alex de Angelis, qui a effectué un départ moyen, se retrouve dans les roues de l’Espagnol et le passe !
On craint même le pire pour Lorenzo, puisque Roberto Locatelli (Aprilia N°15) se permet une sorte d’exploit en prenant la tête des opérations l’espace de deux tours. Lorenzo a rétrogradé en quatrième position, derrière Alex de Angelis et Andrea Dovizioso (Honda N°34).
Mais l’Aprilia privée de Locatelli n’est pas de taille à affronter les machines d’usine. Après une impressionnante glisse de l’arrière, Locatelli rend la main et se contente de la 6e place !
Pendant ce temps, De Angelis résiste à Lorenzo qui est revenu aux affaires. Dans un dernier effort, Lorenzo passe son adversaire dans le dernier virage et s’impose avec 11 centièmes d’avance. La troisième place du podium revient à Andréa Dovizioso.
125 : 1re victoire de Pasini

La course des 125 a été remportée d’extrême justesse par Mattia Pasini (Aprilia N°75). En effet, le pilote du team Aspar a devancé son coéquipier, Alvaro Bautista (Aprilia N°19) , d’un tout petit millième de seconde.
Ces deux hommes ont animé la plus grande partie la course, se battant pour le leadership de la catégorie. Le seul à tenter de leur apporter la contradiction est le Tchèque Lukas Pesek, auteur de la pole position sur sa Derbi N°52.
On a même cru au miracle, dans les deux derniers tours, quand le Tchèque a réussi à se glisser en tête par deux fois. Mais, à chaque fois, le pilote de la Derbi se fait déborder par les Aprilia du team espagnol au freinage et à l’aspiration. Dommage pour Pesek, qui avait déjà réussit à monter sur la deuxième marche du podium à Jerez et doit se contenter de la troisième place du podium.
Le rythme de la course imposé par les leaders est tel qu’à mi-course le trio de tête comptait plus de trois secondes d’avance sur le groupe des poursuivants. Mais cet écart va être réduit par Sergio Gadéa (Aprilia N°33), auteur d’une magnifique remontée. Le troisième pilote du team Aspar, parti de la 15e place de la grille de départ, termine 4e à 1’’2 du vainqueur, son coéquipier.
Il est d’ailleurs à souligner que le team espagnol place ses quatre pilotes dans le top 5 !
Thierry Leconte - 04/06/2006
La finale du MotoGP de Valencia a vu le couronnement de Nicky Hayden sur Honda, alors que Valentino Rossi sur Yamaha était donné largement favori.
Les négociations concernant la composition des teams pour 2007 filaient bon train lors du Grand Prix du Portugal. Le point sur les dernières rumeurs, certaines n’attendant que leur confirmation officielle.
Valentino Rossi (Yamaha) profite de la chute de Nicky Hayden (Honda) pour se porter en tête du championnat au terme d’une course remportée par Toni Elias (Honda). Dovizioso (Honda) gagne en 250. Victoire de Bautista (Aprilia) en 125.
Au Grand-Prix Moto du Japon, Capirossi est imbattable et Valentino Rossi reprend du terrain à Nicky Hayden dans la course au titre. En 250, Aoyama gagne sur ses terres. Victoire de Kallio en 125. Week-end noir pour les Français : Aucun point marqué !
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