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Speedway 2013 : mise en chauffe Speedway 2013 : dans les stands Speedway 2013 : combat en courbe Speedway 2013 : un bel extérieur

0 à 100 en 2,5 secondes

Les machines de Speedway sont spécifiques. Très légères (77 kg), dépourvues de frein et de boîte de vitesses, elles sont équipées d’un mono 4-temps de 500 cm3 alimenté en méthanol. Ces frêles chevreaux, renfermant dans leurs entrailles le cœur d’un taureau de combat, permettent aux pilotes d’obtenir de violentes accélérations lors du départ (0 à 100 en 2.5 secondes) et d’espérer ainsi se présenter en tête dans le premier virage.

À près de 100 km/h, les pilotes vont, en déportant leur masse sur l’avant du cadre, placer leur machine en glisse, contrôlant celle-ci grâce à de savants mouvements de corps ainsi qu’avec leur pied gauche chaussé d’une semelle de fer venant frotter la piste.

Durant les quatre tours de piste que compte une manche (une course comptant environ 20 manches), ces voltigeurs vont prendre les meilleures trajectoires en venant chercher du « grip » sur les extérieures de piste afin de terminer en tête d’une manche.

« Le radeau de la méduse »

La France ne faisant pas partie des grandes nations du Speedway. Mais elle a envoyé à Miskolc quatre de ses pilotes : Mathieu et Sébastien Tresarrieu, Richard De Biasi et le jeune Dimitri Bergé.

Les premières manches des Français suggèrent ce tableau de Géricault, « Le radeau de la méduse ». Seul Mathieu, le plus expérimenté des tricolores, parvenait à glaner 4 maigres points sur pratiquement 6 manches. Déjà, le dessin de cette course était tracé : les États-Unis se sublimaient suffisamment pour croire en leur victoire, tandis que les Hongrois et les Italiens tentaient tout pour les talonner.

Réveil tardif

Pourtant, durant la 13e manche, la gite du radeau France se redressa brusquement. Un vent de révolte soufflait dans la voilure du team tricolore. Sébastien Tresarrieu livrait quelques manches d’exception, venant se frotter aux autres pilotes dans les courbes avant de les avaler dans les segments de ligne droite.

Dimitri, du haut de ses 17 ans, se muait en un redoutable compétiteur en prenant magistralement les rênes de deux manches, balayant la piste tel Zéphyr, tenant en respect des pilotes expérimentés, tels l’Américain Fisher ou le Hongrois Tabaka. Néanmoins, ce réveil tardif n’était pas suffisant pour permettre aux Français de monter sur le podium, finissant à la dernière place avec 20 points derrière les USA (38 points), la Hongrie (32 points) et l’Italie (31 points).

 Découvrez le Speedway ! Le 16 juin prochain aura lieu, sur la piste de Speedway de Mâcon (Saône-et-Loire), la demi-finale du championnat d’Europe U21 de la discipline. 

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