L’automne arrive à pas lents et tous les protagonistes se préparent pour la saison du trophée des Sables, qui devrait culminer les 2 et 3 février 2008 lors de l’Enduropale du Touquet.
En attendant tous se préparent en disputant les épreuves hors championnat comme la Round’ Europe de Fort Mahon.
On prend les mêmes et on recommence, tel est le résumé de la Rond’Europ de Fort-Mahon, couru le 7 octobre 2007.
En effet, le podium de cette première course de sable de la saison est composé respectivement d’Arnaud Demeester (N°6) , Yves Deudon (N°3) et Pierrick Paget ( N°293), trio gagnant identique à celui de l’Enduropale du Touquet du mois de février 2007.
Timoteï Potisek et sa famille, non invités à la course suite à une altercation avec Philippe Hutin (organisateur), c’est seul que « Sandman » Demeester mène la course pendant plus de 2h30.
Revenu récemment de blessure, le pilote officiel Yamaha, Arnaud Demeester ne rencontre aucun adversaire à sa mesure, il faut regarder dans son sillage pour voir un peu de baston.
On peut y voir Romain Couprie (Yamaha 450 YZF), Jean-Claude Moussé (Honda 450 CRF N°8) et Yves Deudon (Kawasaki 450 KXF) se démènent pour la deuxième place.
Classement scratch moto : 1er Arnaud Demeester, 2e Yves Deudon à 3’17’’844, 3e Pierrick Paget à 4’14’’ 870, 4e Damien Prevot à un tour, 5e Vincent Thiollier à un tour
Classement scratch quad : 1er Romain Couprie, 2e Grégory Lassaigne à 3’36’’784, 3e Jan Vleymans à 6’31’’567, 4e Julien Hartout à un tour, 5e Joanne Hermant à un tour.
La ronde des sables
Tim Potisek vainqueur avant la limite à Fort Mahon 2008
Rond’europ 2006 à Fort Mahon
La Rond’Europ 2005
Fort Mahon Rond’Europ 2004
Cependant, le pilote officiel Kawasaki France commet moins d’erreurs que ses adversaires et s’empare de la seconde marche du podium. Plus malchanceux, Romain Couprie, vainqueur de la course de quad, la veille, doit abandonner à quelques encablures de l’arrivée suite à une casse moteur.
Pendant ce temps, le pilote Honda Bossaert, Jean-Claude Moussé, se voit contraint de retourner deux fois au ravitaillement afin de changer de pot d’échappement et voit s’éloigner ses chances d’accrocher une place sur le podium.
Ces fautes de parcours profitent à l’autre pilote Yamaha, Pierrick Paget qui, tel un métronome n’a jamais ralenti, mais a aussi fait preuve d’une régularité exemplaire.
Même s’il remporte la victoire, Arnaud n’a pas eu tant de plaisir à rouler que cela.
Si cette course lui a permis de tester la moto et de valider certains réglages, il avoue : « j’ai encore une marge de progression, je manque de roulage et je l’ai senti aujourd’hui, je n’étais pas si à l’aise qu’il n’y paraît ! »
Cette première course de la saison est un avant goût de ce qui attend les spectateurs de l’Enduropale du Touquet 2008.
Arnaud étant reparti pour au moins une saison, Timoteï remonté à bloc, la saison risque d’être particulièrement intéressante.
Marie Bayart - 18/10/2007
Considéré comme l’une des plus grandes courses moto au monde, l’Enduro du Touquet a beaucoup évolué depuis sa création en 1975. Qu’est devenue cette épreuve qui a pris le nom d’Enduropale ? A l’occasion de l’édition 2012 qui s’est déroulée le week-end dernier, Moto Mag y consacre un dossier, avec quatre articles et une galerie de photos.
Créé par Thierry Sabine, l’Enduro du Touquet est devenu au fil des ans une course incontournable pour les amateurs de course sur sable. Après la mort de son créateur et le départ de la société ASO, c’est désormais la ville qui organise l’événement.
L’Enduropale est une course unique en son genre. Il y a des machines officielles, des pilotes de renom, mais surtout des pilotes amateurs qui viennent ici simplement pour vivre un après-midi inoubliable.
Bernard Baudoux est le président du moto-club local ETO (Enduropale Touquet Organisation) qui organise l’Enduropale. Il est aussi conseiller municipal du Touquet et directeur de l’épreuve. Malgré la lourde tache qui repose sur ses épaules tout au long du week-end, il a bien voulu répondre à nos questions.
Sur l’autoroute A16 qui mène au Touquet, une petite halte s’impose au niveau de l’aire de service « Baie de Somme ». C’est ici que la FFMC 80 a installé son Relais Calmos, avec grande tente, boissons, atelier mécanique et la chaleur des bénévoles.