Mardi dernier, la candidate FN à l’élection présidentielle, Marine Le Pen, a organisé une conférence de presse à côté du radar automatique fixe de La Ville-du-Bois, sur la RN 20 dans l’Essonne, relatent Leparisien.fr (photo) et plusieurs médias. Le choix de cette boîte grise n’était pas un hasard : c’est devant ce qui fut le premier radar installé en France que Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, avait posé en octobre 2003 pour introniser sa politique routière répressive.

Sombre tableau. La madone du FN a donc stigmatisé « une dérive (...) d’une politique de sécurité routière vers une politique de chasse à l’automobiliste ». Sa stratégie, destinée à récupérer certains conducteurs lassés de perdre leurs points, ne trompe finalement pas grand monde.

Pas de suppression des radars. En effet, si Le Pen dénonce cette politique répressive, elle ne la supprimerait pour autant pas : elle a expliqué qu’elle stopperait le déploiement des nouveaux radars, mais qu’elle redéploierait les 2.000 existant sur des « zones dangereuses ».

Sur un air déjà joué... Tiens tiens, on a déjà entendu cette expression quelque part : elle a été initiée, en 2011, par le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, à propos des avertisseurs de « zones dangereuses », ex-avertisseurs de radars (Coyote et compagnie). Rappelons que les radars existant rapportent plus de 600 millions d’euros par an à l’État.

Pas de politique éducative. Il n’y a donc rien à attendre du FN, qui poursuivra la politique au radar du gouvernement. Et n’enclenchera surtout pas une politique qui serait basée sur l’éducation à la route. Ce que demande depuis 30 ans la FFMC, comme le rappelle son manifeste pour la sécurité des motards, publié fin février 2012 puis envoyé à tous les candidats à l’élection présidentielle.

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