Quel radar a rapporté le plus d’argent à l’État ? Lequel est bon à jeter ? Auto Plus vient de publier le classement des radars les plus flasheurs de France. Sur l’année 2011, ils ont rapporté 1 million d’euros de plus que l’année dernière...
En 2011, ils ont flashé plus de 13 millions de fois, soit un million de plus que l’année 2010. Les radars automatiques (de vitesse et de feux rouges confondus) ont fait l’objet d’une enquête de la part de nos confrères d’Auto Plus cette semaine. Le journal hebdomadaire publie le triste palmarès des boites automatiques les plus efficaces l’année passée. Et le top 3 a changé de leader.
La première marche du podium revient au radar situé sur l’A41 entre Annecy et Genève, au niveau de la commune de Saint-Julien-en-Genevois (74). Ce nouveau champion du flash, installé en 2011, fixe une moyenne de 462 clichés par jour. Après un rapide calcul d’Auto Plus, cela représenterait au minimum 22 millions d’euros sur l’année. La boite automatique savoyarde prend la première place à une autre besogneuse : la cabine de Maxéville (54), sur l’A31.
Autre challenger, un radar, aussi nouvellement installé, dans les Hauts-de-Seine (92), enregistre un très joli score. Situé sur la RD1 sur le quai du 4-Septembre entre Puteaux et Issy-les-Moulineaux, il totalise 364 flashs par jour.
A propos de ces radars de feux, j’aurai bien aimé avoir quelques précisions : Est-ce qu’il flashe si on passe à l’orange ? Je sais qu’en cas d’embouteillage des automobilistes engagés dans un carrefour mais ne pouvant plus avancé ont été flashés dès qu’ils ont pu dégager le carrefour alors que le feu (...)
Pour la troisième marche du podium, c’est entre Lyon et Marseille qu’il faudra chercher. Le radar automatique, situé sur l’A7, prend 322 photos par jour.
Voici pour les « bons élèves », mais voyons aussi le plus mauvais d’entre-eux. Il existe en effet des radars inutiles, même pour l’État lui-même. Le bas du classement est occupé par une cabine située sur la RD17 entre Sainte-Aulaire et Varetz, en Corrèze (19). Un seul automobiliste a été piégé en 2011.
Auto Plus dresse un bilan des radars de feux rouges. Dans ce domaine, les radars parisiens tiennent 9 des 10 premières places. Le leader se situe au niveau du Quai de Gesvres et de la rue Saint-Martin et flashe 97 véhicules par jour.
Le 5 janvier dernier, le ministère de l’Intérieur publiait ses chiffres. Les radars ont rapporté 630 millions d’euros en 2011. Ce chiffre se divise en deux parties : 530 millions d’euros sont le fruit des amendes forfaitaires de base, tandis que 100 millions correspondent à la majorations de certaines d’entre-elles. En 2011, 450 cabines supplémentaires ont poussé sur nos routes. En 2012, le nombre de radar devrait atteindre 4.500, et, logiquement, un nouveau record de flashs.
(Source : autoplus.fr)
Fabien Navetat - 13/02/2012
La Cour européenne des Droits de l’Homme (CEDH) condamne la pratique française de la transformation automatique et arbitraire des sommes de consignation en amende. Condamnant par-là même la difficulté à contester un PV issu d’un radar automatique.
Ils ont pour nom Evolis, Matrice, Métis, I-Care, Viasis, DSD. Ce sont les modèles de radars pédagogiques qui étaient présentés au salon des maires, fin novembre dernier. Un marché particulier, dopé par l’annonce du ministère de l’Intérieur…
Le nouveau système d’immatriculation des véhicules permet à presque tout le monde de fabriquer des plaques minéralogiques, sous réserve de détenir l’agrément du ministère de l’Intérieur. Avec ou sans cette dernière, il est aisé de se procurer des fausses plaques (« doublettes ») par l’intermédiaire de sites Internet spécialisés. Pour l’Andevi, l’État favorise les « doublettes ».
Le gouvernement a tranché : en définitive, il y aura un panneau électronique indiquant sa vitesse au conducteur, en amont de chaque radar fixe de contrôle de vitesse. Autrement écrit, grâce à sa politique au radar, le gouvernement a remplacé un simple panneau indicateur par un panneau à 3 000 euros…
Hier un accord a été trouvé entre le ministre de l’Intérieur et les fabricants d’avertisseurs de radars : les appareils deviendront des "avertisseurs de zone dangereuse". La position exacte des radars ne doit plus être indiquée. Le gouvernement biaise, préserve un marché et conserve l’esprit de ses mesures, répressif.