Le 16 novembre, la déléguée du gouvernement à la Sécurité routière s’est une nouvelle fois prononcée pour la légalisation de la circulation des motos entre les files de voitures. Alors ces tests, c’est quand qu’on les fait ?
C’est une relative bonne nouvelle dans un flot de circulation noyé par la répression. Lundi 16 novembre, lors de la dernière réunion plénière des États généraux de la sécurité des motos, Michèle Merli a confirmé qu’un test de légalisation de la circulation des deux-roues entre les files de voitures pourrait être mené prochainement.
Philippe Leduncq, membre du bureau national de la FFMC qui assistait à la réunion, confirme, dans la vidéo ci-jointe, que la déléguée interministérielle à la sécurité routière s’est une nouvelle fois prononcée pour une telle expérimentation. Elle s’était déjà exprimée dans ce sens en début d’année 2009.
Par le passé, je l’ai fait tous les jours (là où c’était raisonnablement possible) matin et soir sur le trajet du boulot, pendant dix ans. Je n’ai jamais été embêté par la maréchaussée. Mais c’est très dangereux (surtout la nuit sous la pluie). Une attention et une prudence de chaque demie seconde m’ont permi (...)
Immobilisme ? Une bonne nouvelle, que l’on se doit hélas de nuancer. La position de la Sécurité routière ne semble pas avoir évolué depuis des mois. En effet, Michèle Merli en reste à des paroles, sans réelle avancée ni de précisions sur l’organisation des fameux tests qu’elle promet. De quelle nature serait cette expérimentation, quand serait-elle menée, à quelle échelle et où ? Rien n’est encore précisé, tandis que sans attendre, ils sont de plus en plus nombreux à emprunter les inter-files sur les voies rapides urbaines congestionnées.
Les militants en pointe. Une fois encore, c’est la FFMC qui a le plus avancé sur le sujet : l’association représentative des usagers à deux-roues s’appuie sur l’expérience hollandaise, qui reconnaît comme pratique autorisée la circulation des motos entre les voies réservées aux voitures. La Fédé préconise l’utilisation de la dernière inter-file sur la gauche de la chaussée, et demande que soient respectés par les motocyclistes un différentiel de vitesse avec les voitures n’excédant pas 20 km/h, ainsi qu’une distance de sécurité entre les deux-roues.
La ville de Paris est pour. En 2007, les Motards en Colère franciliens avaient obtenu, de la ville de Paris, que l’autorisation sous conditions de la circulation inter-files soit inscrite dans la "Charte des 2-roues motorisés". Ils avaient eu gain de cause. Seulement voilà, un maire n’a aucun pouvoir sur les règles de circulation, et surtout pas sur la modification du Code de la route. Il reste donc au gouvernement à donner son aval. On l’attend depuis des mois…
Nicolas Grumel - 24/11/2009
L’autorisation de la circulation interfiles revient dans l’actualité, relancée par des propos positifs du ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, le 10 novembre. Attention, cette autorisation, si elle intervient, ne sera pas sans contrepartie…
Le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, était auditionné, le 12 octobre à 17h30, par la mission d’information parlementaire sur les accidents de la route. Surprise, il a indiqué que la circulation interfiles des motards méritait d’être regardée avec intérêt.
L’annonce de la ministre de l’Ecologie a bel et bien fait l’effet d’une bombe médiatique. Il est donc urgent de dénoncer certaines contre-vérités. La moto pollue ? Certes, c’est un véhicule à moteur. Pourtant, elle présente des qualités en matière d’environnement. La FFMC les énonce pour nous.
C’est l’info-bombe de ce mercredi 6 avril, elle est liée à l’écologie : le gouvernement veut interdire de centre-ville les 2-roues d’avant 2004 et les autos d’avant 1997. La ministre de l’Écologie présente cette mesure aux Assises nationales de la qualité de l’air.
Le 26 mars à Paris, près d’un millier de motards ont manifesté leur mécontentement de la répression aveugle menée par la police sur le périphérique parisien. Plutôt que de bloquer les automobilistes, ils leur ont expliqué l’intérêt, pour tous les conducteurs, de légaliser la circulation inter-files.