À Paris, l’accidentologie des deux-roues motorisés inquiète la préfecture de police. Elle a décidé de sortir l’arsenal répressif pour intensifier le contrôle et la verbalisation des usagers de cette catégorie.
En 2008, sur 51 victimes décédées dans la circulation, 15 étaient des usagers de deux-roues motorisés (2RM). 5.200 ont été blessés. Et au premier trimestre 2009, ils représentaient 8 des 13 tués. Un bilan qui s’explique notamment par l’engouement toujours grandissant ces dernières années pour les 2RM, donc de l’augmentation de leur nombre en circulation. Mais la Préfecture de police de la capitale s’inquiète grandement et annonce, elle, l’augmentation des contrôles spécifiques. L’arsenal répressif sera de sortie.
Originellement prévues pour « déceler » plus facilement les accros du téléphone au volant et autres « étourdis » du clignotant, les motos banalisées de la police vont se concentrer sur leurs consoeurs civiles. « La mission va être réorientée pour verbaliser deux infractions courantes chez les deux-roues : la circulation dans les couloirs de bus et la remontée des files », indique la préfecture de police.
bravo après la mise en place de tous ces radars voulant préserver notre santé ou simplement notre vie , avoir fait exploser en vente tous les gps / pocket & téléphone , le citoyen apeuré ne regarde même plus la route trop préoccupé par le devenir de son portefeuille , a force de vouloir surveiller (...)
Les PV dits « à la volée » vont aussi se multiplier. La méthode consiste à relever le numéro de l’auteur d’une infraction, sans l’arrêter. Pour la FFMC, « c’est le règne de l’arbitraire ».
Paris compte plus de 150.000 2RM pour seulement 34.000 places dédiées. Et malgré des « consignes de discernement », les PV pleuvent toujours, même quand le stationnement n’est pas gênant : 70.846 en 2008 pour un nombre plus mesuré de 1.314 enlèvements.
On nous annonce là aussi une intensification, et un nouveau véhicule d’enlèvement spécialisé dans les 2RM est en service depuis peu.
À Paris, les policiers disposent déjà de 5 radars mobiles embarqués et 13 fixes jalonnent les artères. Viendront s’y ajouter, d’ici à la fin de l’année, 3 ou 4 radars portables de la taille d’une caméra vidéo. « Ils sont d’une efficacité redoutable pour les motos », prévient Françoise Hardy (non, pas la chanteuse), en charge de la sécurité routière à la préfecture de police.
On remerciera au passage la poignée d’inconséquents du guidon qui, par leur comportement, aident à légitimer une telle politique. Mais on notera aussi que la préfecture de police, en ciblant de manière répressive certaines pratiques précises, ignore le discours de la déléguée interministérielle à la sécurité routière.
Michèle Merli, qui déclarait récemment qu’elle était persuadée « que 99% des motards sont parfaitement responsables », n’a-t-elle pas en effet promis plus de concertation avec les représentants des motards ? Et parmi les sujets de cette concertation, la circulation dans les voies de bus et les remontées de files…
Toutefois, madame Merli s’est montrée très prudente dans ses propos, et ses compétences se situent plutôt au niveau national. On la voit donc mal rappeler à l’ordre la préfecture de police de Paris. Que ce soit pour éviter le carton ou garder son permis et préserver sa paye, il va donc se falloir se montrer très, très prudent dans les mois à venir à Paris.
(source Le Parisien)
Grégoire Acerra - 19/04/2009
L’autorisation de la circulation interfiles revient dans l’actualité, relancée par des propos positifs du ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, le 10 novembre. Attention, cette autorisation, si elle intervient, ne sera pas sans contrepartie…
Le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, était auditionné, le 12 octobre à 17h30, par la mission d’information parlementaire sur les accidents de la route. Surprise, il a indiqué que la circulation interfiles des motards méritait d’être regardée avec intérêt.
L’annonce de la ministre de l’Ecologie a bel et bien fait l’effet d’une bombe médiatique. Il est donc urgent de dénoncer certaines contre-vérités. La moto pollue ? Certes, c’est un véhicule à moteur. Pourtant, elle présente des qualités en matière d’environnement. La FFMC les énonce pour nous.
C’est l’info-bombe de ce mercredi 6 avril, elle est liée à l’écologie : le gouvernement veut interdire de centre-ville les 2-roues d’avant 2004 et les autos d’avant 1997. La ministre de l’Écologie présente cette mesure aux Assises nationales de la qualité de l’air.
Le 26 mars à Paris, près d’un millier de motards ont manifesté leur mécontentement de la répression aveugle menée par la police sur le périphérique parisien. Plutôt que de bloquer les automobilistes, ils leur ont expliqué l’intérêt, pour tous les conducteurs, de légaliser la circulation inter-files.