Le Monsieur Moto du ministère de l’Ecologie chargé des Transports n’occupe plus son poste. Sans cette interface, le risque est grand de voir naître une incompréhension entre les usagers de deux-roues et le gouvernement. Pas de bon augure au moment où la Sécurité routière engage les États généraux des deux-roues motorisés...
C’est une nouvelle qui fait tâche, communiquée par une source confidentielle au ministère de l’Écologie au moment où le gouvernement organise des « États généraux des deux-roues motorisés » : le dernier des Monsieur Moto employés de la Direction à la sécurité et à la circulation routières (DSCR) n’est plus en poste. La DSCR, centralisée en région parisienne, dépend de l’énorme ministère Borloo de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement Durable et de l’Aménagement du Territoire (le fameux MEEDAT).
Décentralisation. Depuis plusieurs années, dans le cadre d’un drastique programme de décentralisation destiné à réduire les dépenses de l’État, les compétences de l’ancien ministère des Transports, qui n’existe plus que par quelques directions nationales comme la Sécurité routière, sont transférées aux Conseils régionaux et Conseils généraux.
Il y a quelques années, les « Messieurs Moto » étaient des agents des Directions départementales de l’équipement affectés, pour un quart de leur temps de travail, à la détection des points noirs routiers nocifs aux motocyclistes, mais aussi à des actions d’éducation et de prévention. Ils co-organisaient, par exemple, les Relais Motards Calmos lors des grands événements motards, avec les antennes locales de la FFMC.
Voilà un réseau qui a été créé depuis près de 14 ans par la pression de la FFMC. Dire que ces agents ne sont "que" des fonctionnaires à la botte de l’administration est une pure bêtise, il faut savoir que l’administration leur accorde dans le meilleur des cas que 20% de leur temps, et que plus du tiers ne (...)
Réseau démantelé. Aujourd’hui, le réseau des M. Moto a tout simplement été démantelé à cause de cette décentralisation. Dans certains départements, la fonction perdure, mais elle est liée à des initiatives personnelles plus qu’à une réelle politique cohérente sur l’ensemble du pays.
Les spécialistes le savaient, Monsieur Moto national, localisé au ministère de la Défense (Hauts-de-Seine) et dont la fonction était de coordonner le réseau des M. Moto locaux, éprouvait d’énormes difficultés à défendre la cause motocycliste au sein de la DSCR.
« Nous ne l’avons pas vu sur les Relais Motards Calmos des 24 Heures du Mans 2009 alors qu’il venait chaque année ; il n’a pas participé à la première réunion des États Généraux des deux-roues motorisés, le 5 juin dernier », témoigne Éric Thiollier, délégué général de la FFMC.
Les raisons de son départ n’ont pas été dévoilées. Mais cette désertion de la défense des usagers à deux-roues au niveau national, à un moment où de grandes décisions devraient être prises quant à la politique de circulation (contrôle technique, plaques d’immatriculation à l’avant, éventuelles mesures de prévention et d’éducation...), n’augure pas d’une démarche de concertation des plus ouvertes.
Nicolas Grumel - 16/06/2009
Ah, que le temps passe vite, se diront les membres fondateurs… En février 80 naissait la Fédération française des motards en colère. Trente ans plus tard, la colère est toujours là et les motards n’ont pas pris une ride !
Le journaliste de France Info Matthieu Aron dévoile, dans un livre à paraître le 28 janvier, que le ministère de l’Intérieur "omet", dans les statistiques présentées chaque mois sur son site, de recenser les gardes à vue pour délit routier. Attention, scandale en vue…
Pour Vincent Julé-Parade, de l’association Victimes et Citoyens, "tous les moyens pour contrôler la vitesse sont les bienvenus". Se félicitant de l’arrivée probable des "radars tronçon", il en demande encore plus, notamment la suppression des panneaux indiquant les radars fixes.
Un nouveau type de radar devrait bientôt voir le jour sur nos routes pour piéger motos et autos. Les radars dits "tronçons" calculent la vitesse moyenne entre deux points distants d’une dizaine de kilomètres.
Fini le parking gratuit dans le centre de Londres ! Depuis le 25 janvier, les motards et scooteristes londoniens doivent payer pour occuper l’une des 6100 places de parking deux-roues que compte le centre de la capitale. Inquiétant : Londres fait figure d’exemple…