La FFMC (Fédération française des motards en colère) connaît enfin la date des États généraux de la sécurité routière consacrés au deux-roues motorisé. Ce sera le 5 juin prochain, et la FFMC tiendra sa place de représentant des motards.
L’enterrement, pour les motos, de la procédure VE (véhicule endommagé) le 3 mars 2009 a donné lieu à la promesse, par la déléguée interministérielle à la sécurité routière Michèle Merli, de la tenue des États généraux spécialement pour les deux-roues motorisés.
Comme chaque chose vient à point à qui sait s’armer de beaucoup de patience, une réunion préparatoire pour les mois à venir est enfin programmée. Elle aura lieu le 5 juin et sera suivie de cinq tables rondes sur des thèmes spécifiques – usager (réglementation et équipement), infrastructures, formation, connaissance en accidentalité et véhicule – au fil des mois. De quoi brosser l’ensemble de la problématique moto et pourquoi pas, d’arriver à peut-être trouver des solutions pour réduire la sinistralité des motards.
Une cinquantaine d’organismes (associations d’usagers, assureurs, des forces de l’ordre, collectivité territoriale, agent de l’État et ministères, représentant des constructeurs…) seront invités, au même titre que le FFMC (seulement deux représentants par structure). Une forte ressemblance avec le CNSR (Conseil national de sécurité routière), dont la FFMC avait jadis claqué la porte, est à mettre en évidence. Espérons toutefois que ce « Grenelle du deux-roues motorisé », comme aime à l’appeler les pouvoirs publics, aboutira à des solutions concrètes pour le monde de la moto et que la parole des Motards en colère n’y sera pas noyée.
Frédéric Brozdziak - 19/05/2009
Une nouvelle fois, la montagne accouche d’une souris. Le ministre de l’Intérieur annonçait un plan de sécurité routière. Le 10 février au péage de l’A10 à Saint-Arnoult (78), il s’est engagé à installer 1000 radars supplémentaires avant 2012, et à généraliser les PV électroniques…
Depuis ce 7 février, toutes les voitures mises sur le marché doivent disposer de "feux diurnes". Objectif : diminuer la sinistralité routière dans les 27 pays de l’Union européenne. Les associations de motards craignent une hausse des accidents de deux-roues.
La colère gronde chez les représentants des formateurs moto ayant participé à la Concertation nationale sur les 2RM. La cause de leur courroux ? Une vidéo mal à propos, sur le site gouvernemental conduire-un-deux-roues.gouv.fr donnant la parole à un « expert » qui n’a pas participé à la concertation.
L’année 2010 a vu le nombre d’accidents de la route augmenter en Ile-de-France. Le constat est l’inverse de celui fait sur le plan national. Les motos et scooters sont, bien sûr, en cause…
Dans une note de service interne, le sous-directeur régional de la circulation et de la sécurité routières de la préfecture de police de Paris explique à ses subordonnés comment appliquer le procès-verbal à la volée. Une pratique qui se banalise de plus en plus, surtout pour les motos !