Essai
Article

Les Kawasaki W800 et Triumph 900 Bonneville n’ont qu’à bien se tenir, la nouvelle Honda CB1100 débarque. Et cette machine aux allures d’ancienne n’a pas été réalisée à « l’arrache », le niveau de finition faisant plaisir à voir. Réservoir, garde-boue et cadre double berceau sont en acier et l’ensemble donne un résultat très cohérent.

Le moteur, un 4-cylindres à refroidissement par air, a été réalisé selon les normes esthétiques de l’époque : ailettes de refroidissement, cache culbuteur mettant en valeur les deux arbres à cames et démarreur monté au-dessus de l’alternateur, ce bouilleur semble avoir été emprunté aux « Bol d’or » des années 70.

En route
Une fois en selle, le pilote fait en revanche un bond dans le présent, car la CB1100 est une machine moderne dans son comportement. Malgré des jantes de 18 pouces, elle virevolte d’un virage à l’autre sans aucun effort, le pilote profitant d’une position de conduite dominante, car assis droit. Le moteur n’est pas un ce que l’on peut appeler un « foudre de guerre », avec seulement 89 ch disponibles, mais sa souplesse et son ronronnement sourd agrémentent efficacement les déplacements.

Partie-cycle
Côté châssis, cette CB1100 n’a pas été particulièrement gâtée avec des amortisseurs seulement réglables en précharge, mais ils font efficacement leur travail en absorbant la majorité des déformations du bitume. Ce sont davantage les freins qui étonnent. Avec un couplage arrière/avant (+abs), cette Honda freine fort et apporte un bon sentiment de sécurité.

Plus onéreuse qu’une W800 et qu’une Bonneville SE, la nouvelle Honda CB1100 (10. 990 euros) est en revanche mue par une motorisation agréable car ultra souple et sa finition fait également plaisir à voir. Elle sera parfaite au quotidien comme pour les virées dominicales.

Etienne Garcin Marrou

Retrouvez l’essai complet de la Honda CB1100 en comparatif néorétro dans le Moto Magazine de juin 2013

 - 
Infos en plus
Publicité