Mi-roadster, mi-supermotard, cette Yamaha 660 MT-03 n’a pas de rivale directe.
Yamaha a conçu une moto fun pour le quotidien mais légère côté pratique.
Bonne surprise, le monocylindre fonctionne mieux que sur les deux XT.
| POUR | CONTRE |
|---|---|
| + Prise en mains | - Champ d’action |
| + Moteur vivant | - Duo |
| + Hauteur de selle | - Réservoir d’huile exposé |
Je l’ai vue en concession yamaha affichée 5990 € Le prix est donc redevenu normal. Bonne route à tous
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Moteur
Monocylindre 4T refroidi par eau, 1 ATC 4 soupapes
Cylindrée (al. x cse) 660 cm3 (100 x 84 mm)
Puissance maxi 45 ch (33,4 kW) à 6 000 tr/min
Couple maxi 5,7 m.kg (56 N.m) à 5 250 tr/min
Démarreur électrique
Transmission
Boîte de vitesses 5 rapports
Transmission finale : par chaîne
Partie cycle
Cadre Diamant tubulaire en acier
Frein Av (étrier à x pist.) 2 disques Ø 298 mm (2 juxt.)
Frein Ar (étrier à x pist.) 1 disque Ø 245 mm (1)
Dimensions / Poids
Réservoir 15 litres (réserve : 3,5)
Poids à sec 174,5 kg
Pratique
Garantie 2 ans pièces et M.O.
La Yamaha 660 MT-03 est tout d’abord une jolie moto, trapue et relativement légère, accessible à tous grâce à une selle basse et des commandes fort douces.
Mais elle élude certains aspects pratiques comme l’espace sous la selle et la place dévolue au passager.
Côté conducteur, la protection est inexistante et le confort tout juste acceptable avec cette fine mousse qui recouvre la selle. Tant pis pour les gros rouleurs.
Yamaha a retravaillé son monocylindre pour le rendre moins rugueux à bas régime. La boîte à air a pris du volume, les échappements brident moins la sortie des gaz, le boîtier d’injection électronique définit une nouvelle courbe d’allumage et la démultiplication finale comporte deux dents de plus sur la couronne.
Du coup, la moto tire plus court et le moteur cogne moins à la réaccélération.
La Yamaha 660 MT-03 n’oblige pas à jouer sans cesse de la boîte. Le conducteur profite d’une meilleure souplesse (ça reprend dès 2 500 tr/min) tout en conservant une allonge honorable.
Plus besoin de tricoter avec la boîte, parfois ferme. On ne perçoit donc pas la perte de puissance et le léger embonpoint par rapport au XTR.
Grâce à un empattement court, un angle de chasse relativement fermé et un grand guidon, elle se conduit au doigt et à l’œil, sans jamais sourciller. Les amortisseurs, non réglables en hydraulique, offrent à un comportement sain, même sur mauvais revêtement. Grâce à ses bonnes aptitudes de routière, on se surprend à rouler bon train, sans vraiment sans s’en apercevoir.
La conduite reste intuitive, facile et plaisante. Une machine que l’on ne manquera pas de conseiller aux jeunes permis, mis à part cette aptitude naturelle à sous-estimer la vitesse réelle.
Le seul bémol vient du système de freinage issu de la FZ6. Dès l’attaque du levier, les étriers mordent joyeusement les disques et offrent une puissance de freinage stupéfiante pour une machine de cette catégorie.
À méditer sur le mouillé.
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Etienne Garcin-Marrou - 14/12/2005
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