S’attaquer au roadster sportif est un pari audacieux pour le constructeur auvergnat, actuellement en redressement judiciaire. Mais la Voxan VX10, fort bien née, dispose d’arguments pour s’immiscer dans ce segment très compétitif.
| POUR | CONTRE |
|---|---|
| + Moteur, châssis, c’est du tout bon ! | - Les rétros bas de gamme et inefficaces |
| + Finition au niveau de la concurrence | - L’assise un peu juste pour les grands |
| + Son style singulier qui lui donne du caractère |
Essai complet paru dans Moto Mag n°263 (déc. 2009/janv. 2010), actuellement en kiosque.
Bonsoir les Tarmos...VVV..ZOUC... Tous les détracteurs et les mécontents devraient prendre le temps de "détailler" une VOXAN : Entre les photos dans les magazines ou sur internet et la réalité il y a un "fossé".La finition, les coloris proposés, l’aspect de la machine, l’impression de "solidité et de (...)
(données constructeur)
Moteur bicylindre en V, ref. par eau, 2 ACT, 4 soup./cyl. ;
Cylindrée (al. x cse) 996 cm3 (98 x 66 mm) ;
Puissance maxi 100 ch à 8.000 tr/min ;
Couple maxi 8,4 m.kg à 4.500 tr/min ;
Alimentation/Dépollution injection Ø 54 mm/Euro 3 ;
Transmission
Boîte de vitesses 6 rapports ;
Transmission finale par chaîne (18x39)
Partie-cycle
Frein Av (étrier x pist.) 2 disques, Ø 320 mm (4 opp.) ;
Frein Ar (étrier x pist.) 1 disque, Ø 245 mm (2 opp.) ;
Réservoir (réserve) 18,6 litres (4) ;
Poids tous pleins faits (mesurés MM) : 221 kg
Pratique
Coloris or, bleu électrique, blanc nacré, vert, gris ;
Garantie 2 ans pièces et M.O., assistance ;
Prix (tarifs 12/09) 12.499 €
Tarif bien placé, plastique suggestive et performances dynamiques de premier choix : voilà ce qu’il faut pour s’imposer sur le segment des roadsters sportifs. À 12.499 €, la VX10 joue dans la cour des KTM Superduke et Moto Morini Corsaro, soit 1000 € de plus que la Triumph 1050 Speed Triple. Côté style, la double optique « diamant » superposée, associée à la double boucle arrière du cadre et au double échappement en position haute, confère à la machine un style… disons singulier. Plaira, plaira pas ?!
Les deux premiers points survolés, passons aux prestations de roulage. Disons-le d’emblée : elles sont à la hauteur de la concurrence ! La prise en main n’est pas critiquable : les 800 mm de hauteur de selle sont raisonnables et la position est naturelle grâce aux bonnes dimensions du triangle selle-guidon-repose-pieds.
En ville, la VX10 sait se faire docile : injection souple, boîte de vitesses discrète, transmission sans à-coups, seul le rayon de braquage assez moyen limite les évolutions au pas entre les voitures. Mais l’urbain n’est bien sûr pas le milieu de prédilection de la Voxan, cap sur les routes viroleuses où le châssis et le moteur prouveront qu’il n’ont pas pris une ride !
Vif, rugueux juste ce qu’il faut, le twin à 72° monte à l’assaut du compte-tours dans une belle musicalité. Il lui manque, malgré tout, une bonne dose de « gniak » comparé par exemple au LC8 KTM : sous 4.500 tr/mn, il ne se passe pas grand-chose. Mais précisons que la moto mise à notre disposition n’était pas encore tout à fait rodée.
On se console donc en profitant d’un châssis à la stabilité exemplaire, bien aidé par un amortissement de qualité, et par un train avant neutre et précis qui se place là où votre regard le dicte. De son côté, le freinage est « à l’ancienne », mais s’est montré satisfaisant. Le « radial » n’est donc pas indispensable.
Verdict. Performante, bien finie et vendue à un tarif concurrentiel, la VX 10 nous engage à vous dire de foncer. Reste à avoir confiance dans l’avenir de Voxan au moment de signer le chèque. Mais ces basses considérations ne devraient pouvoir nuire à l’esprit cocardier de certains ou aux qualités objectives d’une bonne machine.
Axel Mellerin - 09/12/2009
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