A l’issue des Etats Généraux de la sécurité des motos, le gouvernement semble reconnaître notre existence dans la circulation. La preuve ? La déléguée SR Michèle Merli annonçait au Parisien le 30 novembre, un test sur l’autorisation de la remontée de files pour 2010.
La déléguée du gouvernement à la Sécurité Routière, Michèle Merli, a commenté dans Le Parisien du lundi 30 novembre 2009 la mise en place d’un essai sur l’autorisation de la remontée des files de voitures par les motocyclettes et scooters. "Nous allons expérimenter l’autorisation, mais il faudra que les motards respectent les vitesses limites ainsi qu’un différentiel de vitesse faible avec le reste du trafic", précisait Michèle Merli à nos confrères de la presse grand public. "Le succès de cette expérimentation sera de l’entière responsabilité des usagers de deux-roues".
Bonne nouvelle. Cette bonne nouvelle confirme ce que nous envisagions récemment sur www.motomag.com.
Même avec une extrême prudence, le gouvernement semble faire un pas vers les conducteurs de deux-roues à moteur.
A part remonter les files quand les autres véhicules sont à l’arrêt, cet exercice restera très dangereux, surtout qu’il se fait le plus souvent en excès de vitesse. La sécurité d’un ensemble de mobiles en mouvement est générée essentiellement par la stabilité de leur vitesse relative. Toute modification de (...)
La déléguée Sécurité Routière a indiqué au Parisien que l’ouverture des couloirs de bus aux 2RM pourrait être envisagée dans les villes françaises, si ces derniers ne sont pas autorisés aux cyclistes. Là encore, une expérimentation pourrait être menée en 2010, malgré les réticences des municipalités.
Autre mesure envisagée, la rédaction d’un dépliant prônant le partage de la route. A l’attention des automobilistes, il leur apprendra à reconnaître les modes de circulation en deux-roues. Un premier pas positif vers la reconnaissance des 2RM serait effectué. L’idéal dans ce domaine restant l’intégration de la perception de la circulation des véhicules sans carrosserie lors de l’apprentissage à la conduite des automobilistes. Mais là, on rêve un peu…
Il reste toutefois à préciser les modalités de cet essai, notamment sa date exacte et sa localisation, mais également à le transformer par une légalisation officielle, donc une modification du Code de la Route. L’horizon demeure encore lointain et non dégagé de nuages !
"Entière responsabilité des usagers". Le ton de l’expérimentation est donné par la déléguée Sécurité Routière : tout excès de vitesse constaté lors du test sera sévèrement réprimé. On ne nous fera pas de cadeau !
Les policiers ont d’ailleurs déjà débuté leur part d’expérimentation, généralisant la verbalisation "à la volée" de la circulation des motos et scooters entre les files de voitures. Un grand nombre de conducteurs ont sans doute aperçu, depuis plusieurs semaines, des véhicules de police circuler sur la troisième file du périphérique parisien embouteillé. S’ils sont trois dans la voiture, gare ! L’un d’entre eux note la plaque des contrevenants, lesquels recevront un PV par la poste.
Comme nous l’expliquions dans un article du 17/11/09, le conducteur de deux-roues pris à circuler entre les files de voitures risque trois amendes : changement de file non justifié par un changement de direction (75 € d’amende) ; dépassement par la droite (750 € maxi et retrait de trois points) ; non respect des distances de sécurité (750 € maxi et retrait de trois points).
A pratiquer avec prudence. Dans l’attente du fameux test tant espéré, nous conseillons aux conducteurs à deux-roues du quotidien de circuler entre les files de voitures avec une extrême prudence, sans dépasser la limitation de vitesse évidemment, mais aussi en respectant une distance d’une dizaine de mètres avec le deux-roues le précédent.
Rappelons que toute manœuvre non autorisée, telle le zigzag entre les voitures, peut amener un danger, et être observée par les policiers. On peut repérer les véhicules sérigraphiés, pas les voitures banalisées qu’ils utilisent régulièrement.
Nicolas Grumel - 02/12/2009
L’autorisation de la circulation interfiles revient dans l’actualité, relancée par des propos positifs du ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, le 10 novembre. Attention, cette autorisation, si elle intervient, ne sera pas sans contrepartie…
Le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, était auditionné, le 12 octobre à 17h30, par la mission d’information parlementaire sur les accidents de la route. Surprise, il a indiqué que la circulation interfiles des motards méritait d’être regardée avec intérêt.
L’annonce de la ministre de l’Ecologie a bel et bien fait l’effet d’une bombe médiatique. Il est donc urgent de dénoncer certaines contre-vérités. La moto pollue ? Certes, c’est un véhicule à moteur. Pourtant, elle présente des qualités en matière d’environnement. La FFMC les énonce pour nous.
C’est l’info-bombe de ce mercredi 6 avril, elle est liée à l’écologie : le gouvernement veut interdire de centre-ville les 2-roues d’avant 2004 et les autos d’avant 1997. La ministre de l’Écologie présente cette mesure aux Assises nationales de la qualité de l’air.
Le 26 mars à Paris, près d’un millier de motards ont manifesté leur mécontentement de la répression aveugle menée par la police sur le périphérique parisien. Plutôt que de bloquer les automobilistes, ils leur ont expliqué l’intérêt, pour tous les conducteurs, de légaliser la circulation inter-files.