Il y en a qui cumulent. Un certain degré d’inconscience et la provocation, par exemple. Un habitant de Montpellier, motard de 24 ans, faisait tourner en bourrique les gendarmes du coin. Depuis près d’un an, il multipliait les infractions au guidon de ses deux motos, des Suzuki 750 GSX-R dont il avait falsifié les plaques.
Ses jeux favoris, d’après la Dépêche du Midi de ce vendredi 10 décembre : doubler en wheeling les camions de chantier et faire flasher les radars automatiques. Avec visiblement un terrain de jeu de prédilection : l’axe entre Montpellier et Lattes, dont une portion limitée à 70 km/h est dotée d’une boite à images automatique. Le motard s’y est fait flashé à six reprises aux alentours de 170 km/h.

« Il était plus ou moins insaisissable parce qu’il avait des fausses plaques, une moto surpuissante et lorsqu’il voyait un gendarme, ce n’était pas le genre à s’arrêter, bien au contraire », relate la gendarmerie. La brigade motorisée de Castelnau-le-Lez comptait bien l’alpaguer un jour, c’est le hasard qui l’a mis sur sa piste.

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En novembre, il est repéré en infraction, toujours au guidon d’une de ses motos munies de fausses plaques, mais cette fois accompagné d’une motarde dont l’engin était en règle côté immatriculation. Et c’est grâce au profil de cette dernière sur Facebook que les enquêteurs ont réussi à identifier le provocateur en GSX-R : des clichés de lui en action faisaient partie des photos en libre accès de la demoiselle.
Sur le « mur » du réseau social de la motarde, le jeune homme utilisait un pseudo, mais les gendarmes ont retrouvé sa page personnelle et l’ont reconnu grâce aux photos de sa moto. Une fois identifié, les pandores se sont rendu compte qu’il n’avait pas le permis moto et que son permis auto lui avait été retiré pour la seconde fois, en août, pour conduite en état d’ivresse.

L’homme a reconnu les faits et a comparu devant le tribunal correctionnel. Pour la conduite sans permis, l’utilisation de fausses plaques, mise en danger de la vie d’autrui, il a été condamné à 6 mois de prison avec sursis et la confiscation de sa moto. Il repassera devant le juge pour les délits de grand excès de vitesse (plus de 50 km/h au-dessus de la limite).

Difficile de prendre sa défense. Reste tout de même la question de l’utilisation par les autorités de données personnelles, même présentes « publiquement » sur Facebook ou autre « réseau social »…

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