Fort du succès du Pilot Road 4, Michelin a débuté depuis le début de l’année la commercialisation d’une nouvelle génération de pneu destinée aux motos routières, le Road 5. Ces nouveaux pneus, qui perdent au passage l’appellation « Pilot », ambitionnent de dépasser les limites fixées par leurs prédécesseurs tant en termes d’adhérence sur le sec ou la pluie, que de stabilité et de maniabilité. Une journée de roulage et de rencontre avec les techniciens du Bibendum a permis d’en apprendre davantage sur ces gommes.

Nouvelle approche
Les Road 5 n’ont plus grand-chose à voir avec les Pilot Road 3 et leur évolution Pilot Road 4. Visuellement, les lamelles qui striaient la surface des PR3 et PR4 sont désormais plus discrètes, mieux intégrées au dessin général. Pour autant, le taux d’entaillement reste identique.
Si le pneu avant impressionne par son air de « laissez les gars, je m’occupe de la pluie », le pneu arrière montre une allure plus sportive avec ses deux zones lisses (slicks), l’une sur la bande centrale de roulement, l’autre sur les flancs.

Sous la pluie
L’excellente adhérence sous la pluie des PR3 et PR4 est annoncée comme légèrement supérieure avec les nouveaux Road 5. Ces pneus, testés depuis le mois de janvier dans leur version pour trails, apportent une sérénité de chaque instant sous la pluie, y compris par des températures proches du 0°.

Une performance apportée par de nouveaux élastomères - des composants de la gomme développés par les chimistes clermontois - et par un rainurage innovant. Ces pneus sont les premiers à profiter d’une technologie (« XST Evo ») utilisant l’impression 3D métallique réservée jusqu’à présent à l’automobile et aux poids-lourds. Ce procédé consiste à tailler dans la gomme des lamelles en forme d’entonnoir qui vont s’élargir au fur et à mesure de leur usure pour maintenir la pleine capacité à évacuer la pluie.

Michelin annonce qu’un Road 5 freine aussi court sous la pluie, après 5 000 km, qu’un PR4 neuf, un point que nous n’avons pas eu l’opportunité de vérifier en dehors d’une démonstration organisée par le pneumaticien.

Sur le sec
Dès les premiers tours de roue, la différence de comportement entre les Road 5 et les Pilot Road 3/4 est flagrante. Les motos gagnent nettement en maniabilité et en agilité, donnant ainsi l’impression de s’être délaissées d’une trentaine de kilos en chemin, à l’image des récents Dunlop Roadsmart 3. L’effort à exercer sur le guidon a été considérablement réduit sans pour autant accentuer la vitesse d’inclinaison. S’engager sur une petite route viroleuse équivaut à une promesse d’éprouver un maximum de plaisir.

Les pneus avant et arrière associent toujours gomme endurante au centre et très adhérente sur les bords, mais cette répartition a évolué pour élargir la bande de roulement centrale.
Sous la gomme, les Road 5 reprennent la technologie ACT+ découverte avec les Power RS. Celle-ci renforce la rigidité de la carcasse sans l’alourdir, apportant un gain indéniable en stabilité tant en ligne droite qu’en courbe. La sensibilité des PR3/4 à la baisse de pression, qui alourdissait la direction, devrait en être atténuée.

Bilan
Que cela soit dans leur version Standard ou Trail, les Road 5 nous ont laissé une excellente impression tant par leur agilité, leur stabilité et leur adhérence sous la pluie. Un ressenti que ces pneus, fabriqués majoritairement en Espagne, voire en Thaïlande, devront confirmer sur le long terme.

Quant aux propriétaires de motos de Grand-Tourisme, ils devront patienter encore quelques mois avant de disposer d’une version compatible avec leurs lourdes machines.

Infos : moto.michelin.fr

Publicité
Publicité