Ce qui est acquis aujourd’hui ne l’est pas forcément demain

Lorsque nous lui demandons pourquoi il a décidé, seul en plus, de suivre Patrick dans cette galère qu’est le Moto Tour, Pierre prend un peu de temps pour réfléchir. « Oui, il est vrai que cette course est un peu galère et dure huit jours ; on fait plus de 3.200 km de petites routes, on ne dort pas assez, le confort y est précaire et il faut sans cesse improviser au gré des événements… Mais cette course est aussi magique que cruelle. Tout peut se passer, à n’importe quel moment, et ce qui est acquis aujourd’hui ne l’est pas forcément demain. C’est un peu pour mieux préparer la course de Patrick qu’à 62 ans je me suis engagé dans cette galère. »

Il en est à la vaisselle, et tout en rappelant à Patrick d’aller reconnaître la première spéciale (Patrick Curtat pilote pratiquement toujours à vue, ndlr), il continue de nous parler. « Patrick est un pilote instinctif et surtout doué, mais il est aussi tête en l’air et n’a rien d’un sportif. Je le crois capable de finir dans les huit premiers, à condition qu’on l’aide. Je lui fais la bouffe, prépare le parcours, je conduis le camion jusqu’aux points d’assistance et aux villes étape… Je voudrais qu’il se concentre uniquement au pilotage et si tel est le cas, tu verras, il sera dans les huit premiers. »

C’est promis, on vous dira à la fin de la course si Patrick aura réussi à faire aussi bien que l’espère Pierre… Mais on peut déjà vous dire que pour ces deux compères, le plaisir d’être ensemble est évident.

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