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Gines révise son pilotage Gines en Championnat 600 superstock

Il se dispute avec des motos quasi d’origine, avec des pneus de route. Ouvert à tous les jeunes de moins de 23 ans, il permet une première confrontation, sur le vieux continent, entre le gratin des pilotes européens, issus de leur championnat nationaux respectif.

Mathieu Gines disposera pour cette saison de la nouvelle Yamaha R-6 du team « Biker’s days-Moto1 ». Ce team belge, n’est pas complètement inconnu des afficionados, car il a fait rouler des pilotes français, au niveau mondial, comme Sébastien Charpentier ( champion du monde supersport 2005 ) et Matthieu Lagrive (champion de France Open Superprodution 2005). Mais ce n’est pas uniquement par amour de nos compatriotes, que Renaud Lamarque, le team manager a jeté son dévolu sur Mathieu.

« Ce gamin là, je l’ai déjà vu rouler, et je peux vous dire que c’est de la graine de s’enthousiasme-t-il.

Le potentiel de ce jeune champion a aussi été détecté par Jean Claude Besse, le patron du team Equipe de France Grand Prix. Après son titre en open, décroché à Albi en juillet 2005, ce dernier lui propose alors une demi-douzaine de piges au guidon de l’Aprilia 250 de Grand Prix pour la fin de la saison.

Un nouveau monde s’ouvre alors à lui avec de nouvelles sensations et une nouvelle approche : « La 125 et la 250 sont deux écoles différentes. En 125, on rentre très fort dans les virages, on lâche les freins et on entre plus arrondi. En 250, on entre très fort sur les freins, on casse un peu le virage et il faut se placer comme il faut pour accélérer très tôt. En 125, on n’a pas trop de puissance et on peut se permettre d’accélérer plein angle mais en 250, tu montes ! Du jour au lendemain, j’ai dû faire l’inverse de ce que je faisais depuis plusieurs années. C’est ce qui m’a demandé le plus de travail. »

Surtout, Mathieu Gines n’a pas attrapé la grosse tête : « On n’arrive pas du Championnat de France en se disant « je vais tout casser ». Face à des gens qui ont de l’expérience et qui tournent sur les plus beaux circuits, il faut tout réapprendre. »

En Grand Prix, il faut être humble

Malgré les difficultés rencontrées « J’ai eu chaud au Japon, j’ai souffert de l’humidité en Malaisie » le rythme des Grand prix est aussi très éprouvant « les courses étaient deux fois plus longues avec des motos deux fois plus puissantes que celle du championnat de France » . Même si le doute s’est parfois insinué « Je me suis demandé : « Est-ce que je vais réussir à tenir une course ? Au fur et à mesure, ça passe. Les chronos s’améliorent, les temps de qualifications s’améliorent ».

Mathieu Gines termine la saison de Grand Prix en ayant progressé à chaque épreuve. Mieux, il s’est doté d’une véritable méthodologie « J’ai appris à aborder une séance d’essai avec un but et un plan de travail précis, à passer deux heures avec les mécanos pour comprendre ce qui n’allait pas. Il ne suffit pas de savoir rouler vite ! ».

Pour se perfectionner cet hiver, il travaille son endurance physique « j’ai un programme spécifique de musculation et je travaille la résistance : je cours deux fois dix kilomètres chaque semaine ».

Aborder cette nouvelle saison en 600 superstock est un bon choix pour lui, même s’il ne regrette pas son passage en Grand prix « Cela a été vraiment une très bonne expérience pour moi. Mais je n’aurais pas eu les moyens d’intégrer un team de Grand prix en 250, cette saison, car le budget que l’on m’a demandé est de 130.000 Euros. Avec tous les déplacements par avion, dans le monde, on est plus près des 180.000 Euros (1.179.000 F). Or je ne possède pas ce budget et il est très difficile de rassembler une telle somme sur mon nom avec des sponsors français. Ce qui n’est pas le cas en Italie ou en Espagne ».

Au contraire, cela risque même de lui ouvrir d’autres perspectives « Je pense avoir les moyens de me battre devant et de figurer dans les cinq premiers dans ce championnat superstock. Il vaut mieux essayer de se distinguer en se battant pour le podium, plutôt qu’essayer de figurer en milieu de tableau en Grand Prix » analyse-t-il. « D’autant que le team Moto 1 est soutenu par Yamaha Motor Europe ».

A suivre donc...

Thierry leconte avec Serge Lambotin - correspondant 56

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