Les 1500 manifestants héraultais, ravis de se compter aussi nombreux, ont répondu à l’appel de l’Union des usagers de la route. Ils sont venus à moto, bien sûr, mais aussi en voiture, en camionnette, en taxi, en scooter, en Solex ou sur des engins dont personne ne connaît le nom.
À 14h, lorsque la centaine de motards en provenance de Béziers rallie le parking du Zénith, à l’entrée de Montpellier, l’après-midi s’annonce torride. Le soleil et la chaleur sont au rendez-vous de ce mouvement de colère nationale.
La distribution de pancartes, de fausses plaques et d’affiches permet à chacun d’exprimer sa détermination et son ras-le-bol de la répression aveugle. Au son du discours de Sarkozy, qui trouvait, en 2007, « scandaleux d’enlever les panneaux qui préviennent (sic !) [des radars] », les participants se préparent à un tour de ville bruyant. Les volontaires pour la sécurité du convoi s’équipent de brassards (« non, camarade, pas de gilet aujourd’hui, évidemment ! ») et les bénévoles donnent aux volontaires des milliers de tracts à distribuer aux passants.
Pour tous, il est clair que la constance avec laquelle le gouvernement a renforcé son arsenal répressif de décisions aussi ridicules que contre-productives a fini par « agacer tout le monde ». Un chauffeur de taxi, présent dans la manifestation, constate : « j’ai essayé de motiver mes collègues, mais c’est difficile de trouver un élan de solidarité aussi spontané que chez les motards. »
1500 ? J’y étais, et sincèrement, je pense que nous étions bien plus. Y a qu’a voir, le parking à gauche du Zénith était plein (lat 43,61269, long 3,93039) de motos. Le début du cortège était arrivé à Mermoz qu’il y avait encore des motards au Zénith, distant de plus de 3 kilomètres. Et quand nous (...)
La manifestation démarre à 15h en direction du centre ville, sous l’œil de la caméra de France 3. Les quelques voitures participantes sont cantonnées à l’arrière par les motards de la police chargés d’encadrer le convoi, mais les deux-roues s’étirent sur plusieurs kilomètres et impressionnent les badauds. Les téléphones portables et les appareils photos fixent avec plaisir cet instant de colère et d’expression citoyenne : « je peux pendre en photo votre affiche ? ».
Malgré la chaleur et les moments d’attente les automobilistes sont bienveillants et encouragent les manifestants, même si une dame en 4x4, rageuse, réussit quelques secondes à tromper la vigilance de la sécurité et à s’infiltrer dans le cortège. Exceptionnellement, même les tramways du centre ville se trouvent bloqués. Mais bon, comme l’un des motards le fait justement remarquer : « les passagers ont la clim’, au moins, eux ! ».
Le tour du centre ville achevé, le cortège reprend la direction du Zénith. Les organisateurs avaient parié sur une affluence record qui n’aurait pas permis une arrivée à la Préfecture, comme à l’accoutumée. Ils ont vu juste !
Emmanuelle Perrin - Correspondante 34
- 20/06/2011
À Troyes, dans l’Aube, ce sont 750 motards venus sur 600 motos qui ont répondu à l’appel de la FFMC 10, ce samedi 24 mars 2012, pour réclamer une autre politique de sécurité routière.
À Nevers, samedi 24 mars 2012, ce sont près de 1500 motards qui ont manifesté à l’appel de la FFMC 58. Le lendemain, une centaine d’entre eux se dirigeaient vers la capitale pour faire partie des 15.000 manifestants de la mobilisation parisienne.
Entre Bayonne le matin et Pau l’après-midi, ce quelque 1400 motards venus de sept départements (31, 32, 40, 47, 64, 65, 82) qui ont manifesté dans les Pyrénées-Atlantiques, le samedi 24 mars, à l’appel de la FFMC.
Grande première dans le Puy-de Dôme, la FFMC 63 a rompu avec le traditionnel défilé en en centre-ville de Clermont-Ferrand, à la demande des motards qui désiraient mener une action plus originale et percutante.
Entre Brest et Quimper, ce sont 2500 casques que la FFMC 29 a dénombrés lors de la manifestation préélectorale organisée le samedi 24 mars 2012. Comme partout ce week-end-là, les motards demandaient une autre politique de sécurité routière.