Finale WSBK de Magny-Cours >1ère session qualificative > 7 octobre 2005
Depuis le circuit grâce à nos envoyés spéciaux.
Dans la Nièvre, Yukio Kagayama s’est montré le plus rapide lors de la première séance d’essais qualificatifs et a établi un nouveau record. En Supersport, Fabrizio fait parler la poudre.
Portrait de Cedric Veron, un mécano de chez Alstare Suzuki.
La première séance d’essais qualificative du vendredi 7 octobre a donné une idée du spectacle qui va se dérouler lors de la finale de Magny-Cours.
Le co-équipier du champion du monde, Yukio Kagayama, a réalisé une sorte d’exploit en établissant un nouveau record de piste en 1’40’’ 512.
Le dernier record en date avait été établi en 2003 par James Toseland, lors de la superpole, en 1’40’’ 965.
Cet exploit ne doit en aucun cas masquer les performances des autres pilotes. En effet, ils sont huit à être dans la même seconde !
Dans ce groupe figure, divine surprise, David Checa qui signe le 7ème meilleur temps, à 92 centièmes de la pole !
L’espagnol du GMT 94 devance des pointures comme Chris Vermeulen, Chris Walker, Noriyuki Haga, l’ex-champion du monde, James Toseland, et Régis Laconi !
« Nous sommes potentiellement à notre place », analyse Michel Guerre, le chef mécano de la structure parisienne. Selon lui, ce résultat pourrait être amélioré mais « On manque de vitesse de réaccélération et on est un peu juste en vitesse de pointe.
Classement de la 1ère séance d’essais qualificatifs de SBK : 1er Yukio Kagayama (Suzuki), 2ème Karl Muggeridge (Honda), 3ème Andrew Pitt (Yamaha), 4ème Lorenzo Lanzi (Ducati), 5ème Troy Corser (Suzuki), 6ème Steve Martin (Petronas), 7ème David Checa (Yamaha), 8ème Chris Vermeulen (Honda), 9ème Chris Walker (Kawasaki), 10ème Giovanni Bussei (Kawasaki)
Classement de la 1ère séance d’essais qualificatifs supersports : 1er Michel Fabrizio (Honda), 2ème Kevin Curtain (Yamaha), 3ème Fabien Foret (Honda), 4ème Broc Parkes (Yamaha), 5ème Javi Fores (Suzuki)
A 24 ans, Cédric Véron vit un rêve peu commun : il a intégré une équipe du plus haut niveau en Mondial Superbike comme mécano.

Cédric Veron vit un rêve éveillé : celui de travailler comme mécano chez Alstare le team qui fait rouler le champion du Monde, Troy Corser.
Cet engagement il le doit à la formation de mécano de compétition au sein du Lycée professionnel le Mans Sud (72). Cette formation existe depuis 1998 au sein de l’établissement scolaire. Mais depuis 2001, les mécanos peuvent exercer leurs talents au sein du Junior Team qui fait rouler des garçons comme Matthieu Lagrive, champion de France superproductions 2005.
« Cette formation est essentiellement pratique », explique Cédric. « Bien sûr, on a des cours en photocopie pour les bases. Mais l’essentiel des connaissances se fait sur le terrain, dans les paddocks ».
Mais pour intégrer ce team, il faut d’abord passer les séléctions, et celles-ci sont sévères « On reçoit entre 60 à 80 dossiers par an et on fait une première sélection portant sur les notes, les résultats scolaires, l’assiduité » détaille Damien Saulnier, le responsable de la formation.
« Ensuite, sur la trentaine retenus, on fait passer un entretien pour analyser l’ambition et la motivation du candidat » continue notre homme.
Cédric s’en rappelle encore, puisque « Dominique Méliand et Damien Saulnier m’ont demandé ce qu’il fallait faire à la fin de la journée dans un atelier. Je leur ait répondu qu’il fallait tout ranger et tout nettoyer pour pouvoir reprendre le travail dans de bonnes conditions le lendemain matin ». Cette réponse lui vaut un bon point et c’est ainsi que Cédric se retrouve embauché dans cette formation prestigieuse.

Depuis un an, ce natif du Morvan est nommé « responsable gomme » sur la moto de Yukio Kagayama, la N°71. « Je m’occupe du montage des pneus avant les essais », dit-il en montrant les 22 jantes qui attendent d’être équipées devant l’unique manufacturier de pneus du championnat.
« On a droit a 9 pneus avant et à 13 pneus arrière. Ensuite, on a toutes les différentes combinaisons de nature de pneus : Slick, intermédiaire et pluie. Ensuite, il faut jongler avec la nature des gommes : soft, hard etc... », continue Cédric. « Le gros de mon travail consiste à suivre chaque jante et à noter le kilométrage parcouru, car cela fait partie des consommables à cause de la puissance qu’elles doivent absorber. Il n’est pas question qu’elles cassent en course (elles sont en magnésium). Idem pour les disques de freins ».
L’ambition de Cédric ne s’arrête pas là, car « Je voudrais bien passer mécano à part entière et travailler directement sur la machine », expose-t-il. Mais il reste confiant car « Le chef de stand voit tout et note tout. Pour ma part, je suis assez confiant », conclut Cédric.
Ce qui est certain, c’est que cette formation est la seule en France qui permette de placer un nombre important de mécanos au plus haut niveau de la compétition. « On a 7 mécanos chez Alstare, 2 chez Zongshen, 1 chez Tech 3 et même en championnat de rallye (WRC) », détaille Damien Saulnier.
L’espagnol du GMT 94 devance des pointures comme Chris Vermeulen, Chris Walker, Noriyuki Haga, l’ex-champion du monde, James Toseland, et Régis Laconi !
« Nous sommes potentiellement à notre place », analyse Michel Guerre, le chef mécano de la structure parisienne. Selon lui, ce résultat pourrait être amélioré mais « On manque de vitesse de réaccélération et on est un peu juste en vitesse de pointe. Par exemple, la Yamaha Motor Italia ( celle d’Andrew Pitt) monte à 287 km/h et nous on plafonne à 280 km/h »
Le chef mécano du GMT 94 est confiant « On sait désormais dans quelle direction travailler. Il faut simplement que l’on trouve désormais les finances pour pouvoir s’équiper avec un banc moteur pour pouvoir être à la hauteur des autres ».
Ce joli résultat fait grincer des dents chez Yamaha Motor France, puisque le co-équipier de David Checa en endurance, Sébastien Gimbert, n’a réussit que le 14ème temps, à 32 centièmes de l’espagnol. « Durant son tour avec le pneu qualif, Sébastien a loupé une vitesse dans le virage du 180° et a perdu du temps » explique Martial Garcia, son team manager.
En Supersport, le meilleur temps est à mettre à l’actif de Michel Fabrizio du team officiel Megabike. Son co-équipier, le français Fabien Foret, n’est pas loin puisqu’il occupe la 3ème place à 19 centièmes de l’Italien. « On doit travailler encore un peu sur la suspension arrière, mais je suis content du travail fourni par la fourche. Il y a peu de grip sur ce circuit et c’est pour cela que les motos glissent énormément. Mais ce qui me rassure, c’est que nous en sommes tous au même point ».
Ce manque de grip a mis le jeune Thomas Metro sur la touche. En effet, le Réunionnais, peu habitué aux réactions des Pirelli, a couché sa moto à la première courbe, tout de suite après la ligne droite des stands. « Je ne l’ai pas senti partir, elle s’est couchée tout de suite ». La gamelle s’est déroulée à très grande vitesse et la moto a effectué plusieurs tonneaux très spectaculaires. C’est une véritable épave que les commissaires ont sorti du bac à graviers. Fort heureusement le petit Métro s’en sort sans une égratignure.
Il prendra le départ de la deuxième séance d’essais avec son mulet.
A noter l’excellente performance de Kevin Curtain, puisqu’il signe le deuxième meilleur temps de cette première séance qualificative, à 64 millièmes de Fabrizio.
Thierry Leconte - 07/10/2005
Mondial Superbike > Imola > 02 octobre 2005
Dimanche 02 octobre, Vermeulen s’impose en 1ère manche SBK. La seconde est annulée et permet à Corser d’être titré. Victoire de Nannelli en Supersport. Sébastien Charpentier reste chez Honda en 2006 !