À la veille du GP de France, un moment toujours particulier dans la saison, le Cannois, qui porte le n°5 sur la Kalex du team Ajo Motorsport et occupe actuellement la 3e place du général Moto2 à 16 points de l’Anglais Sam Lowes, se confie sur son début de saison, mais aussi sur son éventuel futur en MotoGP.

Peux-tu nous dresser un bilan de ton début de saison ?
Si on ne considère que la première course au Qatar, le bilan est négatif. Outre mon erreur et le faux départ, je n’étais pas vraiment dans le rythme, du moins c’était mon sentiment personnel.

Mais après course, on a vérifié les données avec mes mécaniciens et finalement, on a réalisé que je n’étais pas si mal que ça en course. Je n’aurais peut-être pas pu être en tête, mais j’avais un rythme très proche de celui des leaders, un podium était envisageable.

En Argentine (3e GP) est arrivée la victoire, ce qui m’a fait beaucoup de bien tant au niveau mental que mathématique. Il y a aussi eu un beau podium à Austin aux États-Unis (2e GP), avec des très bons essais. Donc ce début de saison est plutôt positif.

Est-ce que ton mauvais résultat du Qatar t’a mis de la pression pour la suite ? Est-ce que tu t’es dit : si je ne fais pas une bonne course, mon championnat est peut-être déjà terminé ?
Pas du tout, bien au contraire. Je me suis dit que j’étais capable de revenir. Que j’avais tout pour réussir en Argentine. C’est sûr que mon erreur au Qatar nous coûte cher mais j’essaie vraiment de l’intégrer dans une dynamique positive. Il faut accepter et apprendre de ses erreurs.

Comment abordes-tu les prochaines courses ?
Il faut vraiment retenir la leçon du Qatar. La victoire est possible sur chaque circuit. Avec l’expérience que j’ai acquise, je me sens capable de remporter beaucoup de courses. Il faut juste que je sois prêt physiquement et surtout mentalement.

Quelles sont les différences entre les Kalex 2015 et 2016 ?
Les différences sont infimes. En 2015 je roulais sur la Kalex avec le châssis de 2014. Le team était débutant dans la catégorie et nous n’avions donc pas le droit aux dernières évolutions.

Mais je me suis tellement bien senti dessus que nous l’avons gardé pour toute la saison. J’ai ensuite testé le modèle 2016 lors de la dernière épreuve de la saison 2015, à Valence. Comme j’étais déjà champion, j’ai pu me servir de cette course comme d’une séance d’essai.

Au début je n’ai pas vraiment senti de différence, même pendant la reprise des essais en 2016. Ce n’est qu’une fois arrivé à Jerez et au Qatar que j’ai pu sentir des petites améliorations. La version 2016 a sans doute un plus grand potentiel, à moi d’adapter au mieux mon style de pilotage. Globalement la moto offre plus de grip, que ce soit à l’avant ou à l’arrière.

On parle beaucoup de toi en MotoGP la saison prochaine. Tu confirmes ?
Ce n’est pas encore fait. J’ai une opportunité avec Suzuki. La marque m’offre même la chance de pouvoir faire des essais cette année. Si j’arrive à être performant en Moto2 et à conserver mon titre, et si les essais sur la MotoGP se déroulent bien, alors j’aurai une réelle chance de monter en MotoGP avec eux.

As-tu été approché par d’autres équipes ?
Il faut savoir respecter le Japonais. Lorsqu’une marque japonaise offre une telle opportunité, il faut jouer le jeu !

À deux jours du Grand Prix de France au Mans, qu’ambitionnes-tu de faire devant ton public ?
Je viserai la victoire. C’est mon objectif partout et pas seulement au Mans. Après, il vrai que remporter la course au Mans, devant le public français, pouvoir chanter la Marseillaise avec lui, ça doit être quelque chose de magique, d’émouvant et d’inoubliable. En tout cas, je ferai de mon mieux comme toujours.

Photos : Motogp.com

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